La consigne de vote du noyau dirigeant

Le Conseil permanent de la Conférence des Évêques de France, composée de Mgr Georges PONTIER , Archevêque de Marseille, Président, Mgr Pierre-Marie CARRÉ , Archevêque de Montpellier, Vice-président, Mgr Pascal DELANNOY , Évêque de Saint-Denis, Vice-président, Cardinal André VINGT-TROIS , Archevêque de Paris, Mgr Jean-Claude BOULANGER , Évêque de Bayeux et Lisieux, Mgr François FONLUPT , Évêque de Rodez et Vabres, Mgr Jean-Paul JAMES , Évêque de Nantes, Mgr Hubert HERBRETEAU , Évêque d’Agen, Mgr Stanislas LALANNE , Évêque de Pontoise, Mgr Benoît RIVIÈRE , Évêque d’Autun, Chalon et Mâcon, ont publié un texte pour les élections municipales des 23 et 30 mars 2014.

Nous y lisons ce bout de phrase étonnant :

« [Nous] condamnons les discours populistes répandant la suspicion contre toute représentation politique. »

C’est bien la première fois que cet épiscopat condamne quelque chose. Et ils ajoutent :

« La tendance à l’individualisme, à la perte du sens du bien commun et au rejet de l’autre, quand il est différent ou quand il vient d’ailleurs, nous inquiète. Souvent la peur puis la violence en sont les conséquences. Parfois même, des personnes ont le sentiment qu’elles ne sont plus accueillies là où, il y a quelques années encore, elles avaient toute leur place. »

L’accueil de l’enfant à naître, cet « autre » innocent, la défense de la famille, seul rempart crédible contre l’individualisme ? Non, ce qui inquiète ces évêques, ce sont les populistes. Les extrémistes du PS qui détruisent le mariage ? Les autres extrémistes de l’UMP qui n’osent pas revenir sur les lois instaurant la culture de mort ?

Dans Le Figaro , Jean-Marie Guénois a simplement traduit cette consigne de vote :

« Les évêques de France s’engagent contre l’extrême droite ».

Tout simplement.

Nos évêques en sont réduit à faire de la politique politicienne, après avoir été traités comme des chiens par le pouvoir en place (il suffit de penser à l’humiliation subie par le cardinal Vingt-Trois devant les parlementaires lors de son audition sur la loi Taubira).