A Rodez on va dans le mur, tout droit

Je me permets de reproduire le message écrit par « Gaspard » sur Le Forum catholique , à propos de la lettre pastorale de Mgr Fonlupt , évêque de Rodez. Si ce n’était pas tragique, ce serait drôle :

« Après avoir rappelé que le Grand séminaire de Rodez hébergeait 250 séminaristes au début du XXe siècle, qu’il y avait 1200 prêtres aveyronnais en 1960 et qu’il n’y en a plus aujourd’hui que 20 (vingt) de moins de 65 ans, Mgr Fonlupt évêque de Rodez depuis le 2 avril 2011 livre son analyse de la situation dans sa première Lettre pastorale, en soixante pages et deux ans et demi de travail :

Ainsi, comme la ruralité que nous avons connue n’est plus telle qu’elle était, une forme d’Église est en train de disparaître… Nous en avons beaucoup reçu. Il ne nous faut pas rêver de la restaurer ou de la retrouver. Un nouveau visage de l’Église est en train de se chercher dont nous ne voyons pas encore pleinement la figure, mais que l’Esprit fait peu à peu surgir.

et sa solution (ne pas rire):

Accueillir l’avenir qui nous est offert.

plus précisément :

Il importe maintenant de nous remettre devant la réalité de l’Église telle qu’elle rend compte d’elle-même.

Sur le fond :

l’humanité ne peut vivre pleinement que si elle se situe dans une perspective « verticale », dans une relation avec Dieu, avec plus grand. Notons que, plus largement que l’Église catholique, cette mission est partagée par les croyants d’autres traditions religieuses. Ensemble, nous signifions à l’humanité qu’elle ne trouvera sa véritable dimension que si elle sait se recevoir de plus grand qu’elle.

Une bonne nouvelle quand même:

Depuis le concile, nous avons peu à peu appris à placer les Écritures au coeur de la vie de l’Église.

Pour approfondir:

Je propose que dès maintenant et tout au long de l’année pastorale qui commence en ce 1er dimanche de l’Avent et se prolongera tout au long de l’année, jusqu’à la fête du Christ Roi, le 23 novembre 2014, nous puissions constituer de petites équipes de 6 à 8 personnes pour échanger sur ce regard proposé, affiner et situer le diagnostic en fonction des lieux où nous sommes

Et la Lettre pastorale se termine par six pages d’instructions sur l’organisation de ces réunions (« Fixons-nous un cadre horaire » etc.) ainsi que des questions appliquées au diocèse comme, sans rire là non plus :

Y a-t-il des aspects ou domaines de la mission de l’Eglise non suffisamment pourvus ? »