Des évêques à la Marche pour la vie

Non seulement ils sont venus, mais ils aussi, ils se sont exprimés, clairement, en faveur du respect de la vie, encourageant ainsi leurs fidèles à poursuivre ce combat pour l’enfant. Qu’ils soient remerciés. Famille chrétienne les a interrogés :

Mgr Philippe Barbarin , archevêque de Lyon

« La volonté du gouvernement de faire reconnaître l’avortement, non pas comme une situation d’exception mais comme un droit, est un pas très grave de franchi, comme si on avait la libre disposition de son corps, pire encore, du corps de l’autre.

Le droit français dit que la République s’engage à respecter la vie dès son commencement. Un enfant qui n’est pas né a le droit d’hériter : c’est dans le droit romain depuis toujours. Donc on a le droit d’avoir de l’argent, mais on n’a pas le droit d’avoir la vie ! Dans le sacrement du pardon, les femmes qui avortent font quelque chose de grave, mais reçoivent la miséricorde de Dieu. Aujourd’hui, au contraire, on affirme que l’avortement est un acte normal, un droit fondamental. Ce grand mensonge est très grave. »

Mgr Jacques-Benoît Gonnin , évêque de Beauvais

« La vie est particulièrement menacée aujourd’hui avec les projets de loi qui vont arriver devant les Assemblées. Les manifestations de l’an dernier ont désinhibé les chrétiens dans l’expression publique de leurs convictions. Mais je pense qu’il y a ici beaucoup plus que des chrétiens. Je suis frappé par le nombre de jeunes présents ici. »

Mgr Jean-Pierre Cattenoz , archevêque d’Avignon

« La vie est une des plus belles merveilles de Dieu. Il faut défendre cette vie humaine qui va de l’utérus au sépulcre. Jean-Paul II, dans son encyclique L’Evangile de la vie , dit que l’avortement est le crime le plus odieux qui soit, car la victime n’a même pas la possibilité de crier sa souffrance. Je ne porte aucun jugement sur les personnes, mais je crois qu’il est important de dénoncer les comportements.

Mère Térésa a toujours dit que l’avortement était un crime terrible. C’est la première fois qu’une mère a le droit légal de tuer son enfant, et un tel droit est la porte ouverte à tous les crimes. On a changé le langage pour arriver à l’avortement, on change le langage, en parlant de droit de mourir dans la dignité. »

Mgr Juan-Antonio Reig Pla , représentant de la Conférence des évêques espagnols

« Il est important d’allumer cette lumière pour toute l’Europe, parce que l’Espagne est à un moment décisif, qui peut permettre à la défense de la vie de faire un grand pas en avant. C’est pour cela que j’ai accepté l’invitation de venir à Paris, parce que je pense que le problème espagnol est le problème de toute l’Europe. Nous pouvons contribuer, à nous tous, à faire que l’Europe soit l’Europe de la vie, et non l’Europe de la culture de la mort. »