Le décret illégal de Mgr Castet (suite)

Un lecteur, que je remercie au passage, me signale un point de droit qui m’avait échappé, hier, dans mon article concernant l’introduction de la communion dans la main dans la forme extraordinaire par décret de Mgr Alain Castet , évêque de Luçon.

En effet, j’avais écrit que Mgr Castet aurait dû publier ce décret après l’avis de la Commission Ecclesia Dei. Cette dernière l’aurait bien renseigné sur l’état du droit ecclésisatique en la matière, avec notamment les règles liturgiques liées au missel de 1962 et le pouvoir réel de l’évêque diocésain sur ce missel. Autant dire tout de suite que ce pouvoir est nul. Comme le décret de Mgr Castet. En fait, il n’avait même pas besoin de consulter la commission ED, il lui aurait suffit de lire les documents impératifs qu’elle a déjà publiés, en particulier « Universae Ecclesiae « . En effet, cette instruction :

Quand Mgr Castet ose un « nonobstant toute chose contraire « , il prétend qu’un acte papal (un acte curial est un acte papal) ne fait pas obstacle à sa volonté ! C’est plutôt son minable décret de tyranneau local qui n’a aucune force pour faire obstacle à un décret de l’évêque de Rome s’appliquant à… « Universae Ecclesiae ».