Mgr Francis Bestion ordonné évêque de Tulle
Ce dimanche 23 février, le diocèse de Tulle a vu l’ordination épiscopale de Mgr Francis Bestion , ancien vicaire général de Mende, et successeur de Mgr Bernard Charrier . La célébration a eu lieu à Tulle à 15h dans une cathédrale Notre-Dame. C’est Mgr Pascal Wintzer , archevêque de Poitiers, assisté de Mgr Charrier et de Mgr Jacolin , qui a procédé à cette consécration épiscopale.
Extrait de l’homélie donnée par Mgr Wintzer :
« […] Des trois verbes qui disent le ministère de l’évêque, enseigner, prier et gouverner, le dernier, gouverner, prend souvent le plus de temps et c’est lui qui occupe et occupera beaucoup votre esprit. Bien entendu, l’évêque ne peut être seul à orienter, à choisir, à décider, le presbyterium avant tout, et aussi les conseils diocésains, sont les lieux habituels et nécessaires où se réfléchissent les choix, mais, en fin de compte, l’évêque doit pouvoir assumer et supporter la solitude inhérente à tout poste de responsabilité. Même si on ne désire pas une telle charge, accepter et recevoir l’épiscopat, demande que l’on s’y donne totalement. Cher Père Bestion, soyez tel le prophète Ezéchiel qui ouvre au peuple d’Israël un horizon qui se déploie bien au-delà du Temple de Jérusalem et de ses parvis, pourtant nombreux. Certes, nous savons où est la source, elle n’est plus à Jérusalem ni au Mont Garizim ; plus exactement, la source, elle est à Jérusalem, à Samarie, à Tulle et à Brive, puisque cette source c’est le Seigneur lui-même. Votre ministère, mais en cela il est un signe de ce qu’est la mission de chaque chrétien, elle est d’être un sourcier, un puisatier, ainsi que l’exprime votre devise. Nous n’apportons pas l’eau de la vie dans une petite gourde ou dans quelque citerne, mais nous révélons que l’eau est là, elle attend ; il nous revient, tel sainte Bernadette, aux ordres du Seigneur, de dégager ce qui obstrue la source, alors l’eau jaillira. […]
Ne croyons pas que nos contemporains n’attendent rien de l’Eglise, n’attendent rien de nous les chrétiens. Certes, de temps à autre, nous sommes appelés, et c’est notre devoir, à dire « non », à exprimer des alertes, des avertissements, des mises en garde. Et je souligne que la société médiatique dans laquelle nous sommes peut tellement grossir cette attitude que l’on a parfois l’impression que nous ne disons que cela, que nous, les chrétiens, nous sommes dans le refus permanent. C’est vrai, pour exister sur les ondes et sur les écrans, il semble qu’il faut s’opposer, se distinguer. Les « indignés » et autres bonnets rouges, parfois roses, occupent beaucoup l’espace. Encore une fois, il faut aussi, parfois, mais pas trop souvent, savoir dire « non » ».
