Mgr Marceau : un apéro saucisson c’est trop dangereux

A quelques jours de son installation sur le siège de Nice, avec le nonce et 17 évêques annoncés, Mgr Marceau , 68 ans, déclare à Nice Matin :

« Je passe d’un diocèse de 450 000 habitants à un autre de 1,1 million de personnes. [C’est un diocèse] contrasté du fait de sa culture, des mentalités, de ses différences entre la côte et l’arrière-pays. On ne peut pas le traiter de manière homogène. Il me paraît dynamique, avec des potentialités en hommes, un volant encore important de prêtres. Même s’il y a des difficultés à pourvoir tous les postes. »

Le journal revient sur la loi Taubira :

« S’il faut respecter les personnes, il faut aussi tenir compte de l’environnement social. Le gouvernement a agi sous la pression de petits groupes. Ce qui structure la société, qu’on le veuille ou non, c’est la famille. Au lieu d’y toucher, il fallait trouver une autre manière d’assurer la stabilité des couples homosexuels. »

A propos du dialogue interreligieux :

« Au regard du nombre de pratiquants, l’islam doit être un interlocuteur important. Sur cette religion, on le sait multiforme, il faut se garder de porter un regard de suspicion ou de rivalité. Il y a un gros travail d’apuration d’un contentieux attisé par nos problèmes de société, par le mal-être généré par la situation économique. C’est trop facile d’avoir des boucs émissaires, de se laisser aller à l’exclusion. L’Église a une carte importante à jouer, celle du vivre ensemble et de la paix sociale. »

Votre prédécesseur avait dénoncé l’organisation d’un apéro porchetta rosé visant les musulmans. Vous feriez de même ?

Oui, si cette manifestation a pour but de stigmatiser une communauté. Il ne faut pas jouer avec cela, c’est trop dangereux. »

Voilà qui est extraordinaire : un apéro c’est trop dangereux ! Alors qu’à Nice, on se souvient d’avoir vu des musulmans se filmer autour d’un église, de façon assez menaçante. Qu’est-ce qui est dangereux ? De boire un coup ou est-ce une certaine population pétrie dans le coran ?

Sur la crise de l’Eglise, voici son analyse :

« La pensée, les modes de vie ont évolué, des guerres se sont déclenchées, la situation s’est dégradée dans les villes, dans les banlieues. Des questions très graves se sont posées, auxquelles l’Église n’a peut-être pas répondu avec suffisamment de force et d’indépendance. Les gens se sont dits : Dieu, il est où ?

Et comment expliquer la crise des vocations ?

C’est la même problématique, le même contexte sociétal. »