L’âme de l’Europe chère à Jacques Delors…
Le père Jean-Claude Menoud , vicaire général du diocèse de Besançon, écrit cet éditorial sur le site internet de son diocèse :
« Le 25 mai prochain, nous allons élire nos représentants au parlement européen. Chacun sait que cet événement se passera dans un contexte difficile.
Pour nous éclairer et pour nous stimuler, il est bon de relire ce qu’écrivait notre ancien archevêque Lucien Daloz , dans un article publié dans la revue ‘Les Etudes’ en septembre 1999 : « Une véritable dimension spirituelle de l’Europe n’est pas davantage aujourd’hui qu’hier affaire de grands mots ou de grands sentiments. Il n’est pas pensable, certes, de se satisfaire d’une Union purement économique, mais la dimension spirituelle concerne aussi l’économique. L’âme n’est vraiment une âme que dans sa relation au corps. Donner une âme à l’Europe ne consiste pas à lui ajouter une dimension mystique ou esthétique qui viendrait combler les besoins spirituels des européens en complément de la satisfaction de leurs besoins matériels. Il est urgent de rechercher une véritable dimension spirituelle intégrée à la vie quotidienne, à toutes les dimensions de la construction européenne, ou intégrante si l’on préfère. Si le spirituel est lui-même charnel, il faut que le charnel lu aussi soit de quelque façon spirituelle. » Cette âme de l’Europe chère à Jacques Delors et si bien campée par Lucien Daloz est au cœur des propos de notre ami Jean-Pierre Grallet , archevêque de Strasbourg, que vous allez découvrir dans ce numéro d’Eglise de Besançon. »
