Christine Pedotti compare Boko Haram et Jean-Paul II !

La rédactrice en chef de Témoignage chrétien , adulée par certains évêques de France (son influence est comparable à celle exercée par Monique Baujard au sein de la CEF), Christine Pedotti a osé comparer les actes de la secte musulmane Boko Haram (surnommée Boko Harem par Bernard Antony ) avec Jean-Paul II :

« L’enlèvement de 276 jeunes filles au Nigeria, lycéennes raptées dans leur dortoir par le groupe terroriste Boko Haram, soulève une émotion mondiale. Pourtant, le rapt des femmes n’est pas une nouveauté. Hélas, des milliers de femmes ont été et sont encore raptées et violées au Nord-Kivu (République démo­cra­tique du Congo) dans l’indifférence quasi générale.

Plus près de nous, souvenons-nous que le viol a été une arme de guerre en ex-Yougoslavie. Et l’affaire ne date pas d’hier. Si l’enlèvement des Sabines a inspiré les peintres, il nous rappelle que l’une des façons de vaincre un ennemi, c’est de le combattre par le corps de ses femmes.

Ce genre d’exaction met en lumière la situation ordinaire des femmes dans le monde : leur corps ne leur appartient pas. Les violer, c’est détruire à travers elles l’homme à qui elles appartiennent en souillant son sang et sa descendance.

Le leader de Boko Haram va encore plus loin : les filles enlevées le sont à l’influence occidentale. Elles seront donc mariées de force ou vendues comme esclaves car, selon lui, elles n’ont nul besoin d’éducation pour remplir leur rôle d’épouse et de mère.

Dans leur excès, ces propos exposent, avec une arrogance impudente, une conviction plus partagée qu’il n’y paraît. En effet, quoi de plus naturel que d’assigner les femmes à leur genre qui est le service et le soin ? Jean Paul II n’hésitait pas à l’énoncer ainsi dans sa Lettre aux femmes en 1995 : « C’est en effet spécialement en se donnant aux autres dans la vie de tous les jours que la femme réalise la vocation profonde de sa vie. »

Certes, on ne peut confondre l’enlèvement et la vente des femmes et leur assignation à des tâches. Mais la tragédie des lycéennes nigérianes, au-delà de l’émotion légitime, doit nous rappeler que le droit des femmes à disposer de leur corps et à choisir leur destin est inaliénable et indivisible. C’est un juste combat dont l’issue est loin d’être assurée.