Mgr Pontier encourage à violer la Tradition de l’Eglise

Mgr Georges Pontier , archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, s’est exprimé sur les débats qui agitent le synode des évêques, en en faisant une analyse dialectique, plutôt au ras des pâquerettes :

« Sur ces questions, le balancement se fait sans cesse entre ceux qui regardent les situations et ceux qui regardent les personnes »

Sous-entendu : ceux qui veulent l’interdiction de la communion aux divorcés-remariés (à la suite de saint Jean-Paul II ) ne regardent pas les personnes… Et il a ainsi relevé la position de « ceux qui ne veulent pas transiger sur les faits pour éviter les réactions négatives au sein de la culture à laquelle ils s’adressent ».

« Il ne suffit pas d’avaler l’hostie pour être en communion »…

Et il a ajouté cette énormité : chaque évêque a carte blanche dans son diocèse sur la question par la suite. Voilà, le mal est fait. alors que le pape ne s’est pas exprimé et que, selon toute vraisemblance il ne s’exprimera pas officiellement sur cette question avant le synode de l’an prochain, les évêques sont invités par la frange progressiste à faire comme ils le sentent dans leur diocèse. Employant la même méthode, qui a fait ses preuves en son temps, lorsqu’il a fallut contester l’enseignement de Pie XII sur la vie, enseignement que le pape Paul VI a réaffirmé de façon magistrale dans la célèbre encyclique Humanae Vitae , les évêques précèdent la parole pontificale pour la rendre stérile. On se souvient de la contestation qui a eu lieu contre l’encyclique de Paul VI. Ce dernier sera béatifié demain matin. Une béatification aux allures d’enterrement de son enseignement, comme la canonisation de Jean-Paul II a signé le début de l’enterrement de son enseignement, avec l’oubli (pour ne pas dire le mépris) de Familiaris consortio .

Que chaque évêque fasse ce qu’il veut, afin de forcer le pape à aller dans le sens du progressisme. Ainsi la main de Paul VI fut-elle forcée de reconnaître le droit de donner la communion dans la main, au mépris de la tradition et de la foi de l’Eglise. Parce que cela se faisait déjà. Avec les conséquences que l’on sait. La communion aux divorcés-remariés ? Certains la donnent déjà. Le pape n’a plus qu’à suivre le mouvement. Ou pas.

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