Nos évêques discutent du synode
Les évêques de France ont discuté hier à Lourdes du synode sur la famille. Les évêques ont montré qu’ils voulaient en parler : une quinzaine d’entre eux s’est exprimée, 3 autres ne l’ont pas pu faute de temps.
Le cardinal André Vingt-Trois , coprésident délégué du dernier synode, a souligné que
« le caractère unique et indissoluble du mariage avait été clairement réaffirmé, de façon unanime ».
Très en verve, il a reproché à la presse, qui assistait aux débats, d’avoir désinformé :
« Je ne m’étendrai pas, parce que ce serait cruel, sur la fragilité des échos médiatiques donnés sur son déroulement ».
Mgr Marc Aillet a invité à ne pas considérer le respect de la doctrine – « la loi » « comme un horizon inatteignable » qu’on opposerait à la miséricorde.
Mgr Michel Dubost a appelé à prendre en compte « la vie concrète » des familles.
Mgr Claude Dagens , qui s’était plaint que ce sujet ne soit traité qu’en une heure, alors que, lui, aurait bien aimé refaire les 2 semaines du synode, a lancé :
« Et maintenant, qu’allons-nous faire ? ».
Le cardinal Vingt-Trois lui a répondu, avec ironie :
« Tout ce que notre ingéniosité va nous suggérer ».
Ce dernier a proposé de s’appuyer sur l’expérience et les remontées des équipes locales, au niveau diocésain et paroissial, et à « globaliser le moins possible ». Rome
« peut formuler des orientations, des grandes lignes, mais je pense que c’est une illusion de croire que le centre de l’unité de la foi peut décider de solutions pastorales particulières ».
