L’Église allemande est-elle l’Église des pauvres ?
Très intéressant article publié dans le National catholic register . L’auteur relève une Église immergée dans le monde matériel et financier, ce qui explique son silence et sa gêne sur les points non négociables (diffusion de la pilule du lendemain: l’opposition des évêques polonais contraste avec celle de leurs confrères d’outre-Oder), ainsi que son irénisme sur la question des divorcés remariés. On apprend par ailleurs que le cardinal Marx, président de la Conférence des évêques allemands, a été sous le feu d’une polémique (mais faiblement relayée par rapport à d’autres…) pour avoir ordonné une dépense de 130 millions d’euros. De même, il aurait rénové son appartement pour un coût de… huit millions d’euros ! Curieusement, Mgr Tebartz-van Elst avait fait l’objet d’une vraie cabale, avant d’être poussé à la démission. Il semblerait que (timidement) la baudruche se dégonfle. Le cardinal Marx a donc été au centre de certaines polémiques que beaucoup ont voulu passer sous silence.
Cardinal Reinhard Marx, the archbishop of Munich, has come under attack for reported ly spending 130 million euros on a “service center” in his archdiocese. He recently renovated his apartment at a cost of 8 million euros, paid for by the state of Bavaria.
Une Église qui danse avec le monde matériel, comme titre l’article ? N’est-ce pas curieusement ce qui devrait pousser les théologiens à dénoncer la collusion de l’Église avec le monde ? Il n’apparaît pas que le cardinal Kasper ou que d’autres prélats aient été plus incisifs sur ce point. Dommage. Mais peut-être est-ce parce que l’Église allemande fait partie des grands donateurs ? Si l’argent fait vivre, il ne semble pas être de bon conseil…
