Règlements de comptes au Havre
Le bar catholique L’Escale, mis en liquidation judiciaire fin janvier par le tribunal de commerce du Havre, embarasse le diocèse du Havre qui y a perdu beaucoup d’argent. Le diacre de l’église Saint-Vincent Dominique Mabille, qui portait le projet, s’estime diffamé par le diocèse de Mgr Brunin et porte l’affaire au tribunal.
En effet, dans le dépôt de bilan de L’Escale, Dominique Mabille porte une lourde responsabilité, ce qu’il conteste. Et un communiqué du diocèse évoque les graves erreurs de gestion du bar, l’incapacité de rembourser les avances consenties par l’association diocésaine et l’annonce de sa démission. De quoi mettre Dominique Mabille hors de lui :
« Mon seul but à ce jour est d’obtenir un droit de réponse sur le site du diocèse, d’où le référé au tribunal ».
L’Escale, un bar situé tout près du front de mer du Havre, a été un fiasco commercial qui l’a obligé à fermer en décembre 2014. Dominique Mabille, président de l’association Le Parvis des Gentils, structure propriétaire du lieu au nom du diocèse en association avec Emmanuel Dutot , qui en assurait la gérance, explique cet échec :
« La première année a plutôt bien marché, mais ensuite, la crise économique a frappé et les comptes sont tombés dans le rouge ».
Un rouge qui s’élève toute de même à 60 000 €, perdus par le diocèse. L’argent du denier. Monseigneur Brunin met en cause son diacre, accusé de graves erreurs de gestion et annonce sa démission de la présidence de l’association Le Parvis des Gentils. L’évêque du Havre affirme qu’il a appris ces difficultés à peine quelques semaines avant sa fermeture, ce que conteste Dominique Mabille, qui affirme qu’il a été contraint à démissionner contre sa volonté. Surtout, il reporte la responsabilité de l’échec commercial :
« Deux membres éminents du diocèse, dont le vicaire général, siègent de droit dans le conseil d’administration du Parvis des Gentils. Ils ont toujours été au courant des comptes du bar depuis le début ».
Monseigneur Brunin conteste les propos de son diacre. Quant aux 60 000 € , l’évêque parle d’un prêt, ce qui suppose un remboursement, tandis que Dominique Mabille affirme qu’il s’agissait d’une subvention, donc à fonds perdus. L’affaire ne fait que commencer.
Mgr Brunin a l’art de se mettre son entourage à dos. Au sein de la CEF, avec Monique Baujard , laquelle est sur le départ, il a réussit à être contesté par les responsables diocésains pour la famille.
En octobre prochain, il siègera au synode sur la famille comme représentant de l’épiscopat français. A Rome on se demande quelle mouche a piqué la CEF pour avoir nommé un épiscope de cette envergure pour aller discuter de la famille, alors même que, sur la famille, Mgr Brunin reste limité à l’ouverture au gender avec l’invitation de Fabienne Brugère et à la contestation d’Humante Vitae.
Source : Paris Normandie
