Fin de vie : qui a sédaté les évêques ?

A la Maison médicale Jeanne Garnier (Paris 15ème), le 9 mars, Mgr Pierre d’Ornellas , archevêque de Rennes, a rendu hommage aux personnels en soins palliatifs, rappelé l’urgence de les développer en France. Avec le Père Bruno Saintôt , le Dr Jean-François Richard et le Père Brice de Malherbe , il a présenté « Fin de vie, un enjeu de fraternité » (Ed. Salvator), fruit du travail du groupe de travail sur la fin de vie.

L’archevêque de Rennes, président du Groupe de travail sur la fin de vie (lancé par la conférence épiscopale en octobre 2014), a d’abord regretté que la Loi Leonetti de 2005 ne soit pas appliquée, pour des raisons de budget. Il a aussi mis en garde contre le risque de légiférer suite à des cas particuliers très médiatisés : « Le cœur ne suffit pas, le « care » mérite une réflexion ». Il a également salué le travail des soignants et des bénévoles en soins palliatifs. « Fraternité », c’est la grande absente de notre devise républicaine, selon lui. Pour Mgr d’Ornellas, « Il ne peut y avoir de suicide assisté en France car nous sommes le pays des droits de l’Homme ». Sic.

Avec un défenseur de la vie comme lui, les députés peuvent voter tranquillement le droit de mettre à mort les personnes devenues « inutiles » aux yeux de la société.

Tant que notre épiscopat ne comprendra pas qu’il est là pour « gueuler » la vérité à la face du monde, sans compromis, sans respect humain, sans peur du politiquement correct ou des médias, il restera inaudible. D’ailleurs, Mgr d’Ornellas a-t-il été invité sur les plateaux de télévision ?

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