Crash de l’A320 : messages épiscopaux
Dans un télégramme diffusé mardi soir et envoyé à Mgr Jean-Philippe Nault , évêque de Digne, diocèse dans lequel s’est produit le crash, et signé par le cardinal Pietro Parolin , Secrétaire d’État du Saint-Siège, le Pape François a exprimé ses condoléances.
« Ayant appris le tragique accident d’avion survenu dans la région de Digne, qui a fait de nombreuses victimes, dont plusieurs enfants, Sa Sainteté le Pape François s’associe au deuil des familles, leur manifestant sa proximité dans la peine. Il prie pour le repos des personnes décédées, les confiant à la miséricorde de Dieu pour qu’il les accueille dans sa demeure de paix et de lumière. Il exprime sa profonde sympathie à tous ceux qui sont touchés par ce drame, ainsi qu’aux sauveteurs qui interviennent dans des conditions difficiles. Le Saint-Père demande au Seigneur d’apporter à tous force et consolation, et, en gage de réconfort, invoque sur eux l’abondance des Bénédictions divines. »
Les évêques de France ont diffusé ce communiqué, cosigné par Mgr Jean-Philippe Nault, évêque de Digne, et le président de la conférence épiscopale, Mgr Georges Pontier , archevêque de Marseille :
« C’est avec une profonde tristesse et une grande émotion que nous avons pris connaissance de la catastrophe aérienne survenue aujourd’hui dans les Alpes de Hautes Provence, qui a ôté la vie à de nombreuses personnes. Réunis à Lourdes les évêques de France sont en communion de pensée et de prière pour les victimes et pour leurs proches ».
Dans Famille chrétienne , Mgr Nault déclare :
« Au moment du crash, j’étais à Lourdes avec les évêques de France. J’ai appris la nouvelle alors que nous étions dans la sacristie, juste avant de célébrer la messe. J’ai appelé mon vicaire général et il est tout de suite monté sur place, au village de Seyne-les-Alpes. De mon côté, après en avoir discuté avec le président de la Conférence des évêques, Mgr Georges Pontier, j’ai décidé de rentrer à Digne. Entre-temps, j’ai évidemment porté cette intention de prière pendant la messe et elle a été partagée avec tous les évêques de France.
Je suis rentré cette nuit, portant avec moi toute l’attention et la prière des évêques pour les victimes et leurs familles. Ce matin, je suis monté sur les lieux où j’ai rejoint le vicaire général et le curé du lieu. Cela me paraissait très important d’être sur place à mon tour.
Les autorités civiles, les psychologues, tout le monde sait que nous sommes présents. Une partie des accidentés sont protestants. Avec le pasteur local, nous allons proposer un temps de recueillement. Les autorités sont d’accord pour que nous l’organisions dans l’église du village.
Au niveau diocésain, il y aura aussi un temps de prière samedi matin à la cathédrale à 10 heures ou 10 h 30. Il rassemblera les diocésains et tous ceux qui veulent se joindre à notre prière.
À la minute où je vous parle, à vingt-quatre heures de l’événement, ma priorité était de manifester notre disponibilité et notre présence aux familles. Mais bien évidemment ici, à Seyne, et dans tout le diocèse, la Semaine Sainte va prendre une coloration particulière. Notamment lors de la messe chrismale où tout le diocèse sera réuni. Avec ce crash, on est plongé dans le mystère pascal.»
