Une question

L’abbé Lorans commente les affirmations qui ont été tenues à la paroisse romaine de Tous-les-Saints. Le pape François s’y était rendu, le 7 mars 2015, pour commémorer la première messe célébrée en vernaculaire, même s’il est plus juste de reconnaître que la messe célébrée par Paul VI, le 7 mars 1965 , avait été célébrée partiellement en vernaculaire. En effet, le canon et l’offertoire avaient été dits en latin . On peut légitimement s’interroger sur la teneur et la portée de certains propos dits après la messe (et non pendant, ce qui donne aux propos en question une dimension encore moins officielle – il s’agit plutôt de propos tenus à bâtons rompus, que chacun est donc libre d’apprécier). L’abbé Lorans pose quelques questions:

Les affirmations du pape dans son sermon soulèvent plusieurs questions : faut-il comprendre que comme Jésus en chassant les vendeurs du Temple a accompli un « geste de nettoyage et de purification » , Paul VI par sa réforme liturgique a engagé l’Église sur la voie du nettoyage et de la purification ? De même, faut-il penser que la dénonciation d’un « certain type de religiosité » , comparable aux agissements des marchands du Temple, vise la messe qui été célébrée avant le Nouvel Ordo Missae , la messe de saint Pie V qui a sanctifié tant de générations ? Mais ce sont surtout les propos de François à la sortie de l’église qui mériteraient d’être clarifiées, car si « on ne saurait retourner au passé » , qu’est-ce que Benoît XVI a fait, en 2007, en reconnaissant que la messe tridentine n’avait jamais été abolie ? Il retournait en arrière, donc il se trompait !

Un débat, légitime, doit avoir lieu sur la réforme liturgique, sur ses interprétations et sur ses échecs, comme sur ses espérances: toutes les contributions sont les bienvenues.