L’adultère, c’est du sel ou du piment ?

Samedi 18 avril , de 11 H à 17 H , à l’invitation de l’équipe diocésaine de Poitiers pour la pastorale des personnes divorcées et divorcées remariées, une vingtaine de personnes se sont retrouvées à la Maison de la Trinité pour échanger autour du thème : » Personnes divorcées , sel de la terre ? »… Tout un programme. Les participants ont réfléchit, à partir de l’Évangile selon Saint Matthieu (5,1-16) , à cette interrogation (qui interpelle chaque baptisé) : Que signifie pour moi « être sel de la terre .. être lumière du monde ? »

Question complémentaire de Perepiscopus : le péché met-il du piment dans ta vie de chrétien ? Et si oui, à quoi sert la confession ?

Après le pique-nique, les groupes se sont demandés :

« La séparation , le divorce , l’engagement dans une nouvelle union ont-ils modifié ma relation à Dieu et à l’Église ? Le sel est-il devenu plus fade ? .. ou , au contraire , a-t-il retrouvé une nouvelle saveur ? »

Le relativisme met un peu de piment dans la vie de l’Eglise, il n’y a pas à dire…

Quelques échos de ces échanges :

- « Etre sel de la terre , c’est reprendre les rênes de sa vie » …
- « Etre sel de la terre, c’est témoigner de l’amour et de la bienveillance Dieu pour chacun »
- « Etre sel de la terre , c’est être sur le chemin de la miséricorde et du pardon »
- « apporter nos faiblesses à la construction de l’Église »
- « le divorce , c’est l’écroulement de la cathédrale .. et la reconstruction d’un petite chapelle qui m’est précieuse et où Dieu est présent »
- « transformer l’échec et l’épreuve en nouveau chemin de vie : une résurrection ! »
- « Si Jésus revenait aujourd’hui, se reconnaîtrait-il dans les dogmes de l’Église? » .

Ce dernier argument, qui est l’un des préférés de la pastorale progressiste des années 70 et suivantes, est symptomatique de l’état d’esprit de cette réunion.