Don Camillo et Peppone en Saône-et-Loire ?
Le curé de la paroisse Pierre-de-Bresse, dans le diocèse d’Autun, fait face à une fronde, non pas de fidèles, mais d’élus et de représentants civils (politiques, médias et quelques paroissiens) car il a eu le malheur de vouloir faire appliquer dans son église la liturgie de l’Eglise catholique. En ces temps de laïcisme exacerbé, c’est un comble de voir des élus dicter son rôle à un prêtre. A tel point que Mgr Rivière a été obligé de se déplacer pour faire retomber la tension. Samedi, l’évêque d’Autun est venu sur la paroisse. Après une entrevue avec plusieurs familles, l’évêque a rencontré les élus (le JSL parle des « élus de la paroisse », ce qui semble très étonnant : serions-nous encore sous l’Ancien Régime ?), emmenés par Jacques Guiton , président de l’intercommunalité, et en présence d’ Aline Gruet , conseillère départementale.
L’abbé Pontoni est le successeur depuis octobre 2013 de l’abbé Xavier Blin , maintenant curé de Digoin.
L’Abbé Pontoni est originaire du diocèse de Toulon. Il est moins jeune et moins souple, mais il vit de façon très simple. Sa seule paroisse participe aux veillées pour la Vie, il organise des confessions régulières et des veillées d’adoration, il prêche sur la culture de mort (euthanasie et avortement), sur la famille ( lire le dernier bulletin paroissial ), le démon, l’enfer, le purgatoire… Suite aux baptêmes, il exige que les enfants suivent le catéchisme (et un bon catéchisme). Enfin, il refuse les discours et musique païens dans l’église lors des funérailles. Et c’est cela qui choque les élus. Récemment il avait prévenu une famille qu’il ne serait pas possible de tenir un discours païen pendant la messe de funérailles. Or, lors de la cérémonie, un ami du défunt a pris le micro pour lire son discours tout en se plaignant (toujours au micro) du curé. L’abbé Pontoni a alors interrompu définitivement la cérémonie religieuse et éteint les lumières dans l’église. Même la famille du défunt a été choqué par l’intervention au micro. Jacques Guiton déclare :
« Aux enterrements, notamment, il n’est plus autorisé de prise de parole des amis ou de la famille. Ça choque les paroissiens ».
« La vie catholique à certaines traditions ici, notamment lors des funérailles. Il faut la respecter ».
Les traditions de l’Eglise doivent s’effacer devant les traditions locales…
Le curé fait remarquer à ces élus :
« En France, il y a séparation de l’Église et de l’État. Je suis un peu surpris de l’attitude de ces élus. Je ne vois pas trop en quoi ça peut les concerner ».
D’autant que ces élus ne viennent jamais à la messe, ou presque.
