Une nomination qui suscite des perplexités

La nomination du Révérend-Père Timothy Radcliffe, comme consulteur au Conseil Pontifical Justice et la paix, a suscité un grand nombre d’étonnements de la part des prêtres ou des fidèles . Outre ses positions en faveur de l’accès de la communion eucharistique aux divorcés dits remariés, l’ancien Maître général de l’ordre des Prêcheurs est également favorable à l’accès au sacerdoce des personnes homosexuelles.

Mais c’est sur l’appréciation des relations homosexuelles qu’il y a vraiment de quoi être vraiment sceptique, pour ne pas dire choqué:

How does all of this bear on the question of gay sexuality? W e cannot begin with the question of whether it is permitted or forbidden! We must ask what it means, and how far it is Eucharistic. Certainly it can be generous, vulnerable, tender, mutual and non-violent. So in many ways, I would think that it can be expressive of Christ’s self-gift. We can also see how it can be expressive of mutual fidelity, a covenantal relationship in which two people bind themselves to each other for ever.

Le RP Timoty Radcliffe affirme même que ces relations peuvent être l’expression du « don de soi du Christ » . Prière de ne pas rire. Ou de ne pas pleurer. On peut parfaitement s’interroger sur telle ou telle nomination, qui n’engage évidemment pas l’infaillibilité de l’Église catholique.

On rappellera les trois paragraphes du Catéchisme de l’Eglise catholique qui défendent une attitude ferme et équilibrée, où l’accueil des personnes n’empêche pas une qualification des actes homosexuels:

  1. L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que « les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés » (CDF, décl. » Persona humana » 8) . Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas.

  2. Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition.

  3. Les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté. Par les vertus de maîtrise, éducatrices de la liberté intérieure, quelquefois par le soutien d’une amitié désintéressée, par la prière et la grâce sacramentelle, elles peuvent et doivent se rapprocher, graduellement et résolument, de la perfection chrétienne.