Qui a participé au « synode fantôme » ? Publication d’une liste de participants
C’est au National Catholic Register que l’on doit cette liste des participants à cette mystérieuse réunion, dont l’annonce n’a fait l’objet d’aucune publicité. Elle s’est tenue à Rome le lundi 25 mai 2015 à l’Université Pontificale Grégorienne. Riposte catholique s’en était fait l’écho avant-hier, ici et là . La qualification de cette réunion est problématique. Au mieux, on peut juste penser qu’il s’agit d’une réunion informelle à laquelle ont participé seulement certaines évêques (tous les évêques n’étaient pas au courant, ni même invités). Les conciliabules tenus en catimini peuvent – peut-être – traduire une certaine panique. Il est vrai que les épiscopats de pays chrétiennement florissants n’ont guère envie d’introduire une sécularisation sexuelle dans leur Église et dans leur pays.
Merci à Edward Pantin pour cette publication; la liste est en anglais, mais les lecteurs n’auront guère de difficulté à comprendre les qualités (évêques, professeurs, théologiens, etc .) des différents participants:
BISHOPS:
Cardinal Reinhard Marx, president of the German Bishops’ Conference, Archbishop of Munich and Freising
Archbishop Georges Pontier, president of the French Bishops’ Conference, Archbishop of Marseille
Bishop Markus Büchel, president of the Swiss Bishops’ Conference, Bishop of St. Gallen
Bishop Franz-Josef Bode of Paderborn, Germany
Bishop Heiner Koch of Dresden-Meißen, Germany
Bishop Felix Gmür of Basel, Switzerland
Bishop Jean-Marie Lovey of Sitten, Switzerland
Bishop Bruno Ann-Marie Feillet of Reims, France
Bishop Jean-Luc Brunin of Le Havre, France
PROFESSORS/PRIESTS:
Father Hans Langendörfer SJ, secretary general, German Bishops Conference
Father Hans Zollner SJ, professor of psychology, vice-rector, Pontifical Gregorian University
Father Achim Buckenmaier, professor of dogmatic theology in the « Akademie für die Theologie des Volkes Gottes » Institute of the Pontifical Lateran University, Rome; consultor to the Pontifical Council for Promoting the New Evangelization
Father Andreas R. Batlogg SJ, professor of philosophy and theology, chief editor Stimmen der Zeit
Father Alain Thomasset SJ, professor of moral theology at Centre Sèvres, France
Father Humberto Miguel Yañez SJ, dean of moral theology, Pontifical Gregorian University
Father Eberhard Schockenhoff, professor of moral theology at the Albert-Ludwigs-Universität Freiburg, Germany
Father Philippe Bordeyne, professor of theology, Institut Catholique de Paris
Professor Thomas Söding, professor of biblical theology at Ruhr-Universität Bochum, Germany
Professor Werner G. Jeanrond, theologian, Master of St Benet’s Hall, Oxford, England
Professor François Xavier Amherdt, theologian, University of Fribourg, Switzerland
Professor Erwin Dirscherl, dogmatic theologian, University of Regensburg, Germany
Professor Monique Baujard, director, Service National Famille et Société at the French bishops’ conference
Professor Eva Maria Faber, dogmatic and fundamental theologian and rector of Chur Theological College, Switzerland
Professor Thierry Collaud, theologian, University of Fribourg, Switzerland
Professor Francine Charoy, professor of moral theology, Institut Catholique de Paris
Professor Anne-Marie Pelletier, biblicist at the European Institute of Science of Religions (IESR)
OTHER:
Msgr. Markus Graulich SDB, prelate auditor of the tribunal of the Roman Rota
Marco Impagliazzo, President of Sant’Egidio lay community
MEDIA:
Simon Hehli, journalist, Neue Zürcher Zeitung
Tilmann Kleinjung, ARD television correspondent
Michael Bewerunge, ZDF television correspondent
Jörg Bremer, Frankfurter Allgemeine Zeitung, Vatican and Italy correspondent
Frédéric Mounier, correspondent, La Croix, Catholic daily, France
Marco Ansaldo, journalist, La Repubblica (Italian daily)
Antoine-Marie Izoard, director, I-Media French Catholic news agency, Rome
Father Bernd Hagenkord SJ, director of Vatican Radio (German edition)
Pour information, l’un des participants, Mgr Philippe Bordeyne, recteur de l’Insitut catholique de Paris (ICP) et théologien, avait déclaré en septembre 2014 sa préférence pour un « bricolage » , où le mariage resterait indissoluble, tout en admettant de facto de varitables entorses qui ne peuvent que contredire cette indissolubilité:
Ce que je souhaite, c’est qu’on puisse apprendre du modèle orthodoxe : un modèle qui a été décidé de manière synodale, éprouvé dans le temps, et dont la pratique est ferme au plan doctrinal . Dans l’orthodoxie, on ne se marie sacramentellement qu’une seule fois. Mais pour des personnes se trouvant dans une deuxième union, il y a la possibilité d’une préparation de trois ans avec un prêtre et des laïcs, puis une bénédiction à l’église, à tonalité pénitentielle, car cette pratique s’inspire de la miséricorde de Dieu. Aucune facilité donc, mais pas non plus de fermeture définitive.
Je souhaiterais que nous puissions nous aussi trouver des procédures permettant aux personnes qui en feraient la demande d’accéder à une forme de réconciliation dans l’Église et de communier. Il importe de traiter l’échec, de le regarder en face. Par souci de fidélité au mariage sacramentel, que je soutiens bien évidemment, on laisse malheureusement de côté l’annonce du salut dans l’échec.
