L’étrange éviction de Sandro Magister
La cause serait entendue: le journaliste Sandro Magister, qui a diffusé le contenu de l’encyclique Laudato si avant sa diffusion officielle, a été privé de son accréditation à la salle de presse Saint-Siège pour une durée indéterminée . En toute logique, cela aurait supposé que l’intéressé fût tenu de ne communiquer l’encyclique qu’à la date requise. C’est, en effet, la logique de l’ embargo : on ne peut diffuser au grand public un texte ou une information que moyennant le respect d’une date. Or, Sandro Magister n’a jamais été destinataire de l’encyclique. Comme le note un site bien informé, il n’y a donc eu aucun manquement à la déontologie journalistique . Sandro Magister n’a pas violé l’ embargo puisque l’encyclique ne lui a jamais été communiquée par le Saint-Siège. En revanche, il n’est pas interdit de penser à telle complicité curiale… On faisait état des scandales sous Benoît XVI (le Vatileaks ), de la porosité des informations du précédent pontificat pour mieux en souligner sa faiblesse, mais, curieusement, dans les circonstances actuelles, la presse adopte un ton différent…
