Divisions chez les « lefebvristes » ?
À la suite du communiqué de l’abbé Bouchacourt , certains laissent ainsi croire qu’il y aurait un véritable éclatement au sein de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX). Or, les « résistants » s’avèrent peu nombreux, tant au niveau des prêtres que des fidèles. Ce n’est pas le récent sacre de Mgr Faure qui changera cette situation. D’autre part, depuis trois ans, la division était patente. Ce n’est donc pas une nouveauté. Il n’empêche qu’elle n’a pas abouti à l’éclatement significatif de la FSSPX. À méditer pour tous ceux – à « droite », comme à « gauche » – qui ne cessent de pronostiquer l’échec du rapprochement entre Menzingen et Rome. Le pape actuel, tout éloigné qu’il des problématiques traditionalistes, est loin d’avoir tourné la page du dossier relatif à la FSSPX. On peut d’autant plus le dire qu’il accorde quelques éléments de statut à cette communauté, qu’il s’agisse de sa reconnaissance officielle en Argentine ou de la qualité de juge, en première instance, reconnue à Mgr Fellay. Ce dernier l’a, par ailleurs, bien compris . On peut dire qu’à ce jour, les dissidences « résistantes » ne parviennent pas à traduire l’ébranlement de la FSSPX. Elles peuvent davantage contribuer à la marginalisation de groupes qui crient fort, notamment sur Internet, sans faire preuve d’une énergie apostolique débordante… ( Addendum : l’article réagit surtout face à ce que La Croix écrit, au sujet des « querelles entre héritiers de Mgr Lefebvre » : les dominicains d’Avrillé ne sont pas, à proprement parler, une communauté héritière en ce sens qu’elle n’avait pas de véritable rôle en juin 1988, ni même l’ampleur qui lui sera connue par la suite. Son essor ne remonte qu’aux années 1990, postérieurement aux sacres. Il est donc abusif de la présenter comme une héritière, au même titre que la FSSPX, de Mgr Lefebvre. Il est piquant de noter qu’une partie des « résistants » n’ont jamais connu les grandes heures d’Ecône…).
