La Via Francigena passe par le diocèse de Langres
Mgr Joseph de Metz-Noblat , évêque de Langres, répond à La Croix sur la Via Francigena :
« Pour dire la vérité, je ne connaissais pas plus que cela, ce chemin avant d’être consacré évêque de Langres en mars 2014. Mais en arrivant ici, j’ai vite pris la mesure de l’importance des deux grandes voies de pèlerinage qui traversent le diocèse. Il y a ceux qui viennent du nord-est de l’Europe pour rejoindre Vézelay et, de là, Saint-Jacques-de-Compostelle. Et puis, la Via Francigena, l’autre grande voie médiévale, longtemps oubliée mais qui connaît depuis quelques années un nouveau souffle. Je ne dirai pas que ces voies de pèlerinage sont au cœur de notre pastorale, mais nous essayons quand même d’apporter notre modeste part à leur rayonnement car elles peuvent être une chance pour la région. »
« La Haute-Marne est confrontée à un exode rural qui n’est toujours pas terminé. Chaque année, nous perdons 1 000 habitants parce que notre jeunesse a du mal à trouver des lieux de formation et du travail. Cette désertification progressive tient aussi au fait que les services publics – l’école, la santé, la poste, les transports – se retirent peu à peu pour des raisons de rentabilité. Tout cela fragilise la vie de nos campagnes et de nos communautés. À ce titre, les voies de pèlerinage peuvent contribuer au développement du tourisme qui constitue un enjeu de survie pour le département. Mais au-delà de l’intérêt économique, favoriser la découverte du patrimoine, c’est aussi favoriser la découverte de la foi. À travers les vieilles pierres que nous ont léguées nos ancêtres, on peut appréhender ce qui faisait sens dans leur vie et qui peut encore faire sens dans la nôtre. »
