Changer son regard sur les migrants, et sur les tradis ?
Dans un communiqué, l’évêque du Puy Mgr Luc Crépy déclare :
« Cet appel nous stimule tous et nous invite à continuer, voire à accroître nos actions vis-à-vis des réfugiés, comme le souligne le Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France.
L’expérience acquise met en lumière les besoins de compétences spécifiques, de moyens et de temps nécessaires pour la mise en place d’un véritable accueil et d’un accompagnement digne… Il est nécessaire de s’engager dans des actions en véritable partenariat impliquant les forces vives de notre communauté nationale : État, collectivités locales, associations…
S’il est important que les États et les gouvernements se préoccupent des causes – la situation politique et économique des pays d’origine ou encore le rôle des filières qui exploitent la misère humaine – le Pape François nous invite à changer notre regard et notre discours sur les migrants. Il nous faut cesser de considérer ces personnes comme des agresseurs dont on doit avoir peur… Ces personnes ne viennent pas dans un esprit de conquête mais de fuite et de survie.
Les communautés catholiques de Haute-Loire ont bien entendu l’appel du Pape François et vont chercher à mettre en œuvre cette invitation pressante, signe d’espérance concrète en ce temps de préparation à l’Année Sainte. Pour soutenir les initiatives locales répondant à cette demande, une structure diocésaine sera mise en place, en concertation avec les autres diocèses de France, les associations caritatives au niveau local ou national, avec les diverses initiatives des autres confessions religieuses et des pouvoirs civils, afin de bien prendre en compte la complexité et les exigences d’un accueil digne, efficace et fraternel des personnes en exil ».
Dans ce diocèse, des rumeurs font état de la suppression de la seule messe célébrée dans la forme extraordinaire du rite romain. Depuis une dizaine d’années, messes dominicales et en semaine furent célébrées d’abord au sanctuaire de Saint-Joseph d’Espaly, puis dans l’église de Ceyssac, à quelques kilomètres à l’ouest du Puy. Monseigneur Luc Crépy à la tête du diocèse depuis le 12 février 2015 supprimera-t-il ce qui avait été accordé par Monseigneur Brincard ? Accueillir les migrants mais pas les catholiques traditionalistes : n’y-a-t-il pas là une contradiction ?
