Changer le système vérolé des nominations d’évêques
Il est connu que l’épiscopat français se perpétue par cooptation, au grand désespoir de la jeune génération et des fidèles catholiques qui attendent trop souvent en vain la nomination d’évêques courageux, fiers de leur foi, fidèles au Magistère de la Sainte Eglise. Ce système va-t-il être remanié ?
La nomination des évêques a été le nouveau sujet à l’ordre du jour du C9, le Conseil des cardinaux institué par le pape François pour réformer le gouvernement de l’Église. Réuni du lundi 14 au mercredi 16 septembre , le C9 a entrepris une réflexion sur
« les procédures pour la nomination des nouveaux évêques, plus spécifiquement sur les qualités et les compétences des candidats à la lumière des exigences du monde d’aujourd’hui, et sur le recueil des informations ».
Chaque jour, ou presque, le pape signe la nomination d’un nouvel évêque dans le monde, candidature présentée par le cardinal Ouellet , après avis de la Congrégation pour les évêques, du nonce, de certains cardinaux (pour la France, du cardinal Vingt-Trois ). Trois noms sont soumis au choix du pape, qui, ne connaissant que rarement le candidats, signe un peu les yeux fermés, à l’exception des nominations importantes.
La question de cette réforme sera approfondie avec les dicastères de compétence.
Le C9 se réunira de nouveau du 10 au 12 décembre.
