Voilà le délégué épiscopal à l’écologie

C’est une initiative du cardinal Philippe Barbarin , qui a chargé le père Michel Raquet , enseignant-chercheur à la Catho de Lyon, de mettre en œuvre des projets sur l’écologie dans le diocèse de Lyon.

Le 28 mai 2015 à Lyon, au soir d’une journée de colloque en hommage à Jean Bastaire, pionnier d’une pensée chrétienne de l’écologie, à l’issue d’un débat sur « le rôle des religions dans la lutte contre la crise écologique », le théologien Fabien Revol , spécialiste de la théologie de la création et titulaire de la chaire Jean Bastaire interpelle le cardinal Barbarin :

« Vous vous demandez ce que l’Eglise peut faire en matière d’écologie, pourquoi ne pas désigner un responsable dans le diocèse chargé de piloter des initiatives ? »

« C’est une très bonne idée, nous allons faire cela », lui rétorque l’archevêque.

Ancien professeur agrégé de sciences naturelles, Michel Raquet, 49 ans, a repris des études de philosophie et de biologie après son ordination dans le diocèse de Lyon en 1997. Biologiste spécialiste des amphibiens, il est enseignant-chercheur à l’Université catholique de Lyon et membre de la chaire Jean Bastaire. Il explique sa mission :

« L’idée est de rebondir sur l’encyclique Laudato Si’ du pape François, en mettant en place des opérations concrètes pour l’environnement dans les paroisses ».

Une réflexion va être menée sur l’énergie dans les bâtiments diocésains, notamment sur l’opportunité d’installer des panneaux solaires. Et puis aussi le tri sélectif dans les paroisses, les questions de chauffage et d’éclairage… Et la régulation naturelle des naissances ? La lutte contre la contraception chimique, est-ce aussi au programme ?

« Nous avons beaucoup de mal à motiver une partie des chrétiens sur ces questions-là, qui leur paraissent trop politiques, ou moins importantes que la défense de la vie ». « Le pape François fait justement le lien entre l’attention aux plus faibles, à la vie, et la dégradation de l’environnement. » « Sur les questions écologiques, ils peuvent apporter une motivation spirituelle, une perspective de communion, de fraternité avec toutes les créatures, en puisant chez saint François d’Assise. »

Donc il faut bien faire le lien entre écologie et respect de la vie. Michel Raquet sera-t-il à la Marche pour la vie ?

Un Observatoire diocésain des réalités écologiques existe déjà dans le diocèse de Valence.

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