La CEF doit se doter d’un organisme chargé de collecter tout vandalisme
Dans Christianophobie Hebdo (papier), Daniel Hamiche , rédacteur de l’ Observatoire de la christianophobie (web), fait une suggestion intéressante :
« Grâce à un lecteur, L’Obs a été le premier média à signaler, le 21 septembre, un acte par ticulièrement odieux qui s’est déroulé, fin juin dernier, dans l’église du Sacré-Cœur d’Aurillac (Cantal). L’église fut saccagée et les malveillants poussèrent même leur malfaisance jusqu’à uriner sur l’autel… Mon informateur, tout à fait fiable, tenait cette information de “deuxième main”, car il n’était pas à Aurillac au moment des faits.
Pour avoir des précisions sur la date exacte de l’événement et en savoir un peu plus sur la na ture de ces actes, j’ai fait ce que font tous les journalistes: j’ai de mandé, par courriels du même jour, confirmation et détails: au curé de la paroisse et au diocèse à laquelle elle appartient.
J’attends toujours la réponse du curé… Le diocèse de Saint-Flour me répondit le lendemain par le truchement de son service de communication : il confirmait que des actes de vandalisme s’étaient bien produits et que l’église était, depuis le 1er juillet, fermée sauf aux heures des offices. Mais la réponse ne contenait aucune précision sur la nature des actes de vandalisme.
Un second courriel adressé au diocèse, rappelant ma précédente demande, me valut la réponse suivante : « Je ne peux pas vous dire que je ne sais pas puisque j’ai eu l’information complète, ce pendant nous ne souhaitons pas divulguer les actes qui ont été faits… »
Circulez, il n’y a rien à voir ! En core doisje m’estimer heureux d’avoir reçu une réponse, même élusive : la plupart du temps je ne reçois pas de réponse du tout ! On constate ainsi, chez les res ponsables ecclésiaux (curés, évêques, services diocésains), une forme surprenante de “culture de la dissimulation” dont on a bien du mal à comprendre la raison.
Comme pour une maladie, ce n’est pas en taisant la christiano phobie qu’on la guérira, bien au contraire.
Il serait temps que les diocèses – voire la Conférence des évêques – se dotent d’un organisme chargé de collecter tout acte de vandalisme et de profanation contre les lieux de culte, et en communique le détail à ceux qui sont chargés d’en informer le public. De la “transparence” en ces affaires, est-ce trop demander ?
