Prévarication épiscopale : Mgr Cupich justifie la communion des adultères publics et des couples homosexuels au nom de la « conscience »

Il y en a qui vont franchement dans la réception abusive et sacrilège des sacrements. Alors que pour justifier la communion des adultères publics, certains prennent la peine de proposer un complexe – et ridicule, car il crée une sorte de concubinage de luxe – chemin pénitentiel, d’autres n’exigent ni confession, ni même ce chemin pénitentiel précité. C’est encore Jeanne Smits qui relaye le site LifeSiteNews , qui a interrogé Mgr Blaise Cupich, archevêque de Chicago.

Extraits:

À propos des divorcés « remariés » et de la réception des sacrements, Mgr Cupich a déclaré : « Si des gens arrivent à une décision en bonne conscience, alors notre travail est de les aider à avancer et à respecter cela. La conscience est inviolable et nous devons le respecter lorsqu’ils prennent des décisions, et c’est ce que j’ai toujours fait. »

John Henry Westen de LifeSite a alors demandé si l’idée d’accompagner les gens vers « le sacrement » dès lors qu’ils avaient clairement une indication de la conscience à cette fin s’appliquerait également aux couples gays au sein de l’Église, Mgr Cupich a indiqué, de manière affirmative :

« Je crois que les personnes gay sont eux aussi des êtres humains, et ils ont une conscience. Et mon rôle de pasteur est de les aider à discerner la volonté de Dieu en regardant l’enseignement moral objectif de l’Église, mais en même temps, à les aider à traverser une période de discernement afin de comprendre ce que Dieu les appelle à faire à ce moment précis. C’est pour tous. Je crois que nous devons nous assurer de ne pas catégoriser un groupe comme s’ils ne faisaient pas partie de la famille humaine, comme s’il y avait pour eux un ensemble de règles différent. Ce serait une grande erreur. »

La position de Mgr Cupich est révélatrice, car elle détruit tout idée d’objectivité dans la réception du sacrement. Il suffirait que je sois en règle avec ma conscience. Mais la conscience a-t-elle été bien formée ? Ai-je, par exemple, regretté mes fautes ? Mgr Cupich ne dit rien de toute cela. Il ne mentionne pas le fait qu’une conscience peut errer.

Mgr Cupich institue un régime qui se passe de toute appréciation objective: les divorcés dits remariés et les couples homosexuels ne vivant pas dans la chasteté peuvent communier en état de péché grave, sans même passer par la confession (au passage, dans l’ »économie » de Mgr Cupich, on se demande à quoi sert la confession…). Il ne rappelle plus les deux conditions classiques pour communier: l’état de grâce (absence de péché grave) et l’intention droite. Or, aussi longtemps qu’un péché grave n’a pas été confessé à un prêtre disposant de la juridiction, la communion restera sacrilège (est écartée la question du cas de nécessité).

Bref, en un siècle, on est passé de la communion fréquente à la communion pour tous… On se demande quelle sera la prochaine étape ? Les personnes volages qui, en conscience, estiment qu’elles peuvent s’affranchir de toute condition objective ? Après tout, elles peuvent affirmer qu’elles peuvent pécher et communier, dès lors que c’est « en conscience »

Mgr Cupich rejoint le Frère Hervé Janson, Prieur général des petits frères des pauvres, qui, comme cela a été relayé par Riposte catholique , justifie la communion des polygames et des homosexuels:

« Oui, qu’ils soient divorcés remariés, homosexuels, épouses de foyers polygames… ils sont frères et sœurs de Jésus, donc ils sont notre famille ! (…) L’Eucharistie est la nourriture de ceux qui sont en chemin pour former le Corps du Christ »

Pourtant, Saint-Jean-Paul II avait affirmé en 2003, dans Ecclesia de Eucharistia :

Dans cette même perspective, le Catéchisme de l’Église catholique établit à juste titre: « Celui qui est conscient d’un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d’accéder à la communion » . Je désire donc redire que demeure et demeurera toujours valable dans l’Église la norme par laquelle le Concile de Trente a appliqué concrètement la sévère admonition de l’Apôtre Paul, en affirmant que, pour une digne réception de l’Eucharistie, « si quelqu’un est conscient d’être en état de péché mortel, il doit, auparavant, confesser ses péchés » (n. 36)

Quelle honte ! Le plus illustre des sacrements, le Corps du Christ à nouveau livré aux outrages de ceux qui auraient dû Le défendre. En tout état de cause, Il se souviendra de ces évêques malveillants et prévaricateurs au Jugement dernier. Y compris lorsqu’ils portent mitre et affichent un misericordisme misérabiliste.