Quelle motivation pour nos évêques ?

Dans un entretien à La Croix, le cardinal Vingt-Trois analyse , après le synode et la possibilité de donner la Très Sainte Communion aux couples en situation d’adultère, que

« certains sont très inquiets parce qu’ils pressentent que l’avenir des bonnes pratiques ne dépend pas du règlement mais de la motivation des gens qui les portent, et comme ils ne sont pas sûrs de leurs motivations, ils ont besoin que l’échafaudage soit plus fort ».

Le problème c’est que l’échafaudage en question a besoin d’être d’autant plus fort que les évêques sont souvent faibles, et que, oui, beaucoup sont inquiets des bonnes pratiques de nos évêques, dont on a vu l’incapacité ces dernières années, tant sur les plans liturgiques, doctrinaux, oecuméniques, scolaires, catéchétiques, etc. Alors une brèche sur le plan du mariage, nous savons comment cela se termine : comme pour le chant grégorien dont le Concile rappelait qu’il devait occuper la 1ère place et dont on n’entend plus chanter dans les paroisses, ce sera la distribution générale dans les paroisses. Exit les cas particuliers et la formation des consciences. D’ailleurs, soyons honnêtes : c’est déjà le cas. Et nos évêques savent bien que leurs curés n’ont que faire de cette casuistique d’échafaudage.