Exemple de cette fraternité avec des recherches autour de l’énergie et des transports

En amont de la Conférence mondiale sur le Climat (COP21), les 27 évêques de la Commission des Épiscopats de la Communauté européenne (COMECE) étaient à Paris en assemblée plénière exceptionnelle, du 28 au 30 octobre. Avant qu’il n’inaugure au Collège des Bernardins le cycle de conférences consacrées aux « Enjeux culturels et spirituels de la conversion écologique », le cardinal Reinhard Marx , archevêque de Munich et Freising, président de la COMECE, a rappelé devant la presse que tout est lié et que réunis pour « le sujet très important » du climat, les évêques européens ont aussi évoqué « la situation dramatique des migrants » . Ils ont du reste désigné un de leurs pairs, Mgr Ägidius Zsifkovics , évêque d’Eisenstadt en Autriche, pour coordonner un groupe de travail sur cette question à laquelle ils sont « très sensibles » .

S’agissant des urgences écologiques avec la menace d’un « changement climatique très dangereux pour les pauvres », la COMECE a commissionné un groupe d’experts de différents métiers et différents pays avec qui elle va finaliser un texte destiné à proposer des pistes concrètes de « changement de mode de vie ». Le cardinal Marx ajoute :

«C’est un rêve qu’on peut avoir comme évêque. L’Église n’est pas une armée uniforme maisune communion, un peuple avec différentes responsabilités en route. […] Pour la première fois, je peux voir que toute l’Église est en marche » : « les actions du Peuple de Dieu, les déclarations des évêques et leur participation aux actions, l’encyclique du Pape, la délégation du Saint Siège qui sera présente dans les conférencesofficielles ; jusqu’aux paroisses dans lesquelles on échange autour de la COP21 ».

Archevêque de Strasbourg et délégué des évêques de France à la COMECE, Mgr Jean-Pierre Grallet a souligné sur le fait que leur instance, qui réunit des évêques « de la chaude Italie et de la froide Estonie » qui vivent de façon opposée le changement climatique est « une petite Parabole qui illustre la complexité des problématiques et leur confrontation dans un climat de belle solidarité ». Dans sa propre région, les Églises donnent l’exemple de cette fraternité avec des recherches communes autour de l’énergie et des transports et, du 7 au 15 novembre de Strasbourg à Metz, un « Chemin œcuménique transfrontalier pour la justice climatique » qui sera « ouvert à toutes les personnes de bonne volonté et de toutes confessions », en lien notamment avec des Musulmans et des Bouddhistes

Mgr Grallet a estimé que l’écologie a été « minoritaire dans les préoccupations » de l’Église catholique, prioritairement mobilisée sur « les questions sociales », ce qui est contestable quand on lit le compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise. A moins de confondre l’écologie et le dogme du réchauffement climatique…