Mgr de Germay analyse la victoire des nationalistes en Corse
Interrogé sur radio Alta Frequenza , Monseigneur Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio , donne son analyse sur la victoire des nationalistes corses aux élections territoriales:
« En tant qu’évêque, je suis neutre. Je ne suis pas pour un parti. Je prends acte du résultat des élections. Ce que je tire comme enseignement, c’est la victoire de la non-violence : les nationalistes ont fait ce choix d’une lutte politique non violente : ça a porté du fruit. Ils sont maintenant aux affaires de la Corse et il faut se réjouir de cette avancée pacifique. Cela nous montre que quand on a des idées politiques à défendre il faut toujours faire le choix d’un combat non violent.
C’est vrai que ça a fait des remous dans la presse nationale. Le discours en corse de Jean-Guy Talamoni a été mal perçu à Paris. Je crois que peut-être certains se sont un peu trop vite emballés à Paris. Il faut resituer les choses dans leur contexte. Cela n’a rien de dramatique. Mais il ne faut pas non plus aller trop loin dans la provocation si on veut un dialogue constructif avec Paris. Ce combat est respectable et n’est pas terminé. Il faut y aller progressivement en se respectant et sans vouloir brûler les étapes.
Le Diu Vi Salvi Regina chanté dans l’Assemblée territoriale de Corse n’est pas choquant. Dans ce cadre, ce n’est pas un chant spécifiquement religieux comme il l’est dans une église. Il fait partie de la tradition. C’est un élément culturel de la nation corse et il faut donc le respecter ».
