Les évêques face à l’Etat

La Croix a examiné les réactions des évêques d’Europe face aux différentes lois pro-avortement ou qui visent à dénaturer le mariage en permettant l’union de deux personnes de même sexe. Aperçu :

Maria Hildingsson , patronne à Bruxelles, de la fédération des associations familiales catholiques (FAFCE), indique :

« Les pays de l’Est de l’Europe n’hésitent pas à prendre des options très claires, en réagissant fortement ou rapidement. Dans ces États, qui ont connu une idéologie totalitaire, l’Église est beaucoup plus prompte à réagir contre ce qu’elle perçoit comme une forme de pensée unique. En Allemagne, au contraire, l’épiscopat a toujours inscrit ses prises de positions dans un consensus et dans un dialogue. »

« Nous ne faisons pas pression pour vendre un produit ou supprimer une taxe qui nous désavantagerait. Il ne s’agit pas non plus de régenter la société. Mais nous disons ce que nous pensons être le mieux pour le bien commun de la société. Et il nous faut être audibles. »

En France, le noyau dirigeant de la CEF a longtemps eu des rapports complaisants avec le régime, notamment celui de Mitterrand. Mais cette génération passe et ce noyau, bien que toujours dirigeant, voit arriver d’une part des trublions dans son assemblée, formés par les papes Jean-Paul II et Benoît XVI , moins complexés que leurs aînés, et d’autre part une nouvelle génération de prêtres et de fidèles, encore plus décomplexés, n’ayant plus aucune confiance dans les appareils politiques, la croissance des milieux traditionalistes, l’émergence des écoles libres… Face à ce que les médias appellent « la montée des extrêmes », notre noyau dirigeant se sent investi d’une mission de préserver la paix sociale, quitte à abandonner certains sujets non négociables, à accepter sans concertation les directives du ministère de l’éducation nationale dans les écoles sous-contrat. Pour combien de temps encore ?