L’édito de RC – Contre les agressions anti cathos, retrouver notre fierté
Des femens acquittées, des artistes encouragés à uriner sur un crucifie, une effigie d’un évêque (un vrai, fidèle à sa foi) brulée en place publique, le moins que nous puissions dire est que ce carême 2016 commence bien pour les catholiques de France. De quoi solliciter la foi, l’espérance et la charité des fidèles en manque d’effort quadragésimal. Merveille qu’en cette année de la miséricorde le Ciel nous offre de vivre un carême à l’image du Via Crucis dont la Croix est la fontaine jaillissante de miséricorde. Le Christ nous avait bien prévenu, lorsqu’il disait à ses disciples qu’il n’y avait aucune raison pour que le monde qui le hait nous aime. Mais enfin quand même, l’odeur âpre des fauves et le sable de l’arène ne donne pas, il faut bien le dire, envie de se rendre sans combattre.
Quel point commun pouvons-nous trouver entre ces trois « déconvenues » qui s’enchaînent de façon si rapprochée ? Toutes sont en lien avec l’autorité de l’État. L’affaire des femens concerne un pouvoir judiciaire dont la tendance « anti cons » n’est un secret pour personne. L’encouragement à la créativité artistique vient d’un parlementaire de la majorité au pouvoir. Quant à l’exécution sommaire de l’évêque de Bayonne, elle relève, sinon directement du pouvoir exécutif, du moins de sa responsabilité dans l’incitation à la haine et à la violence.
La vérité en cette matière est que le pouvoir en place est désormais ouvertement laxiste envers ce qui touche les catholiques. Et pour tout dire, nous avons franchi ici un palier dangereusement provocateur, dans la mesure où ce « laisser faire », vire à l’appel à la violence.
Il ne s’agit nullement d’entrer dans une victimisation. Ce serait la pire des choses, car ce procédé renferme sur soi et appelle de nouveaux coups. Bien au contraire ! Il faut faire face et affronter ce qui est une injustice et un ensemble de comportements d’autant plus dangereux qu’ils ont la caution (implicite) du pouvoir en place.
Sans entrer dans une guerre de tranchées (malgré Verdun), nous devons redresser le front et bomber le torse. La première de toutes les initiatives à prendre c’est de retrouver notre fierté. Les médiocres frappent plus facilement plus faibles qu’eux, mais sont lâches devant les forts. Mais n’oublions pas que la fierté du Chrétien n’écrase pas, au contraire elle relève.
La gloire de Dieu c’est l’Homme debout !
