Baptisé ou catholique ?

Le pape a reçu pour la troisième fois le Frère Alois de la communauté de Taizé ce jeudi 3 mars 2016. Parmi les sujets évoqués, la recherche de la communion par les Eglises chrétiennes.

Par ailleurs, le prieur de la communauté œcuménique a invité les baptisés à «vivre ensemble sous le même toit» .

«N’est-il pas temps de donner la priorité à notre identité baptismale commune à tous?» s’interroge le prieur de la communauté de Taizé, soulignant que plutôt de se définir d’abord comme catholique, protestant ou orthodoxe, c’est le baptême unique qui devrait être mis en avant.

Des déclarations qui si elles ne sont pas clairement explicitées ne font qu’entretenir le relativisme. Œcuménisme n’est pas le plus petit dénominateur commun , même si dialogue à minima peut constituer un point de départ. Certes le baptême est commun, mais le visage du Christ que présentent les protestants diffère largement de celui des catholiques. Et plutôt que de donner la priorité à notre unité baptismale, peut-être est-il temps, au contraire, de revenir aux grandes confrontations doctrinales pour redécouvrir le vrai visage du Christ.

Temps de persécution voudrait dire temps de nivellement ? Sous prétexte de se serrer les coudes (parfois de façon nécessaire en effet), il faudrait affadir le visage et la parole du Christ ? Les deux n’iraient-ils pas tout simplement de pair ? Refuser de s’ancrer dans la vérité profonde du Christ n’est elle pas le meilleur moyen de « desserrer » les coudes justement ?