Pélagianisme et gnosticisme, les deux risques de l’Eglise pour François
Le pape a reçu en janvier dernier quelques prêtres argentins. Parmi les sujets évoqués « sur le vif », les risques de l’Eglise actuelle qui pour le pontife argentin se trouvent dans deux vielles hérésies.
À propos des défis actuels pour l’Église, le pape a dit qu’il existe aujourd’hui deux risques représentés par de vieilles hérésies qui sont encore actives : le pélagianisme et le gnosticisme . Le premier est perçu en particulier quand on est poussé à restaurer une situation qui n’existe plus mais qui, en réalité, dénote une fragilité intérieure dans la manière de vivre sa foi. Cette restauration cache en général une mondanité spirituelle, un réel danger pour le croyant. Il est nécessaire, a rappelé le pape aux prêtres du Collège, de faire la distinction entre le monde et l’esprit du monde, afin de ne pas se cacher la réalité, mais aussi de ne pas perdre ce qui fait de nous des chrétiens, en gardant la prière du Seigneur à son Père : « Je ne te prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais » (Jn 17,15).
Source Zénith
A sa manière, le pape François livre là une clef de lecture de son action. Même si la question reste posée de savoir si cette définition du pélagianisme est une version actualisée par le pape ou par le prêtre rapportant la discussion.
Dans la théologie chrétienne, le pélagianisme est la doctrine hérétique qui considère le libre arbitre de l’Homme comme l’élément déterminant de ses possibilités de perfectionnement et minimise ou nie la nécessité de la grâce et de la rédemption divines. De ce point de vue là, le risque est en effet très actuel.
