Affaire Barbarin, le malaise de Mgr Vesco

Dans un article du Progrès.fr , l’évêque d’Oran soulève la complexité de la position de pasteur face aux accusations de pédophilie.

« Néanmoins, dans ce contexte, la focalisation médiatique sur la responsabilité personnelle et directe du cardinal Barbarin provoque en moi un profond malaise. Suis-je bien certain que, placé face à la même situation que lui, j’aurais agi différemment ? Après avoir pris soin d’entendre ce prêtre, n’ayant aucun élément objectif permettant de mettre en doute ses paroles selon lesquelles il n’avait plus eu de comportements condamnables à l’égard d’enfants depuis 1991, aurais-je remis en cause les choix faits en conscience par mes trois prédécesseurs ? Aurais-je pris à froid la décision de dénoncer à la justice des faits qui remontaient à une quinzaine d’années, pour lesquels je ne disposais d’aucune preuve tangible, ni aucun élément nouveau pouvant éveiller ma méfiance ? Puis-je exclure que, comme le cardinal, j’aurais pris, à tort ou à raison, le risque de la confiance et confirmé ce prêtre dans ses missions »