Cahors : ostensions de la Sainte Coiffe
On ignore généralement que la cathédrale Saint-Étienne de Cahors conserve une relique insigne de la Passion comparable à la sainte Tunique d’Argenteuil. Les Juifs du I er siècle utilisaient un certain nombre de linges, notamment les suaires et la coiffe, pour procéder à l’ensevelissement des défunts : on couvrait la tête du défunt avec une coiffe servant de mentonnière, puis le corps était entouré d’un linceul lié avec des bandelettes, le visage étant recouvert d’un voile.
Cette coiffe, portant des traces du sang du Christ, récupérée aves les autres linges trouvés pliés dans le tombeau par les disciples après la Résurrection, a été apportée à Cahors au XII e siècle, par un évêque revenant de Terre Sainte. Elle est conservée dans un reliquaire de bronze du XIX e siècle, réalisé par le même atelier qui avait fabriqué le reliquaire de la Sainte Couronne de Notre-Dame de Paris. Jadis avaient lieu des ostensions régulières, mais le clergé local les a fait disparaître depuis les années 60. À la suite d’une tentative de vol, en 2015, le reliquaire et sa relique avaient même été enlevés de la cathédrale et placés par les conservateurs dans un coffre à la Banque de France.
Un des bienfaits de l’arrivée d’un nouvel évêque à Cahors, Mgr Laurent Camiade, est la reviviscence du culte de cette relique de la Passion. Le 14 mai, aura lieu une veillée de prière avec le Sainte Coiffe en la cathédrale à 20 h 30, et le 15 mai, une ostension solennelle.
