Un évêque diocésain fait la promotion de la messe orientée
Pas de bol, ce n’est pas en France… mais en Afrique.
Monseigneur Pascal N’Koué , évêque de Parakou au Bénin, a repris l’entretien donné par le cardinal Sarah dans un récent numéro de Famille chrétienne , sur l’orientation de la messe. D’ailleurs, cet entretien n’a pas beaucoup été apprécié des évêques français, et certains l’ont fait savoir à la direction de l’hebdomadaire (de quoi je me mêle ?). Au sein du noyau dirigeant de l’Eglise qui est en France, on n’aime pas beaucoup les ingérences romaines… Souvenez-vous : lorsque le cardinal Sarah est venu en France faire une tournée de conférences suite à la parution de son livre Dieu ou rien, il n’avait pas reçu les honneurs de la Conférence épiscopale… Le site internet de la CEF était même resté muet.
Mgr N’Koué n’a pas cette réserve et son éditorial est à lire ici . Voici un bref extrait :
La première fois où j’ai eu le privilège de concélébrer avec le Pape Jean-Paul II , dans sa chapelle privée au Vatican, l’autel était collé au mur. Nous tous (les célébrants et le peuple) étions tous tournés vers la même direction, vers l’autel pour la célébration du Saint Sacrifice. Quel recueillement ! J’en ai été marqué pour la vie. Depuis ce jour, j’ai toujours été insatisfait de la position des autels qu’on met entre le prêtre et le peuple, où on se fait face à face. On m’avait toujours dit que c’était le Concile Vatican II qui l’avait décrété. Un autre argument qu’on donne souvent c’est que, ce n’est pas poli de célébrer la messe « dos au peuple ». Mais là, en 1989, j’étais dans la chapelle du Pape Jean-Paul II, qui lui aussi a participé au Concile. Et le Pape, ce « roc inébranlable », ne pouvait pas cultiver ce qui est indécent et manquer de courtoisie au Peuple de Dieu. Alors que penser ?
