Info – Mgr Pozzo: Vatican II « n’est pas un superdogme pastoral »

Mgr Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei , est revenu sur la question des rapports entre la Fraternité Saint-Pie X et Vatican II. Réitérant des propos que le cardinal Ratzinger avait tenus devant des évêques chiliens en juillet 1988, il affirme clairement que les textes du dernier concile doivent être pesés à leur juste valeur. Ces propos ont été récemment relayés par Zenith . Ainsi, on vise notamment des textes, comme Nostra Aetate ou Unitatis Redintegratio . En soi, ils ne contiennent pas d’affirmations dogmatiques, mais ne donnent que « des lignes d’orientation pour la pratique pastorale » à l’égard des confessions chrétiennes non-catholiques ou des religions non-chrétiennes. Il serait sage de le rappeler.

Voici quelques extraits de l’article publié sur Zenith :

Si la Fraternité considère certains aspects de Vatican II problématiques – entre autres Nostra Aetate sur le dialogue interreligieux ; Unitatis Redintegratio sur l’œcuménisme ; Dignitatis Humanae sur la liberté religieuse – Mgr Pozzo souligne que certains documents conciliaires « ont un poids doctrinal différent » .

Certains documents « ne sont pas des doctrines de foi », affirme-t-il, mais « des suggestions, (…) des lignes d’orientation pour la pratique pastorale » . Tout autant d’aspects qui « peuvent être discutés (…) après la reconnaissance canonique ». A titre d’exemple, explique Mgr Pozzo, « Nostra Aetate ne contient pas d’obligations dogmatiques. Par conséquent, nous ne pouvons pas prétendre que cette Déclaration soit reçue de quiconque comme dogme contraignant » .

« Ce n’est pas “le Vatican” qui l’a décidé, c’est écrit dans les Actes de Vatican II » , insiste-t-il : « Le 16 novembre 1964, le secrétaire général du Concile, le cardinal Pericle Felici, a déclaré que le Concile “ne définit contraignant pour l’Eglise que ce qui est spécifiquement déclaré tel en termes de foi et de morale” . » Le 18 novembre 1964, le secrétaire pour l’unité chrétienne précisa que le Concile n’entendait pas donner « des affirmations dogmatiques sur les religions non chrétiennes, mais seulement des normes pratiques et pastorales » .

« Le Concile n’est pas un superdogme pastoral, mais fait partie de toute la tradition et de ses enseignements permanents » , ajoute Mgr Pozzo.

Source: Zenith .