L’APEL diffuse la propagande musulmane

De nombreux parents d’élèves catholiques ont interpellé l’abbé Guy Pagès au sujet de l’entretien de Tahar ben Jelloun paru dans la livraison de décembre 2016 de la revue « Famille et éducation » (pp. 58-60), tirée à 900 000 exemplaires, par l’APEL, l’Association des Parents d’élèves de l’École Libre. L’abbé a décidé de présenter la critique de cet entretien

parce qu’il est exemplaire de la façon dont la propagande islamique est instillée actuellement en Occident, et de la complicité avec laquelle celle-ci est reçue par des institutions ecclésiales, lesquelles collaborent de ce fait activement à notre islamisation programmée, chose si grave qu’elle appelle sans aucun doute l’interrogation du Christ : « Quand le Fils de l’homme reviendra, trouvera-t-Il encore la Foi ? (Lc 18.8) ».

Tahar Ben Jelloun, « écrivain, poète, peintre et essayiste, né au Maroc » mais vivant « en France depuis plus de quarante ans », est l’auteur d’un livre récent intitulé « Le terrorisme expliqué à nos enfants », livre que l’on comprend intéresser cette revue consacrée à l’éducation des enfants.

  1. Prétendre interpréter le Coran en fonction de son contexte, c’est lui dénier sa valeur immuable de parole éternelle, valable pour tous les hommes de tous les temps, et non pas seulement pour quelques uns à un endroit particulier du monde et à un moment donné de l’histoire… et d’autre part, c’est blasphémer en prétendant faire ce que seul Allah peut faire, car : « Nul ne connaît l’interprétation du Coran à part Allah ! (Coran 3.7) »…
  2. De plus, le Coran annonce qu’au Jour du Jugement des filles auront été enterrées (Coran 81.8) ― ce que le Coran est seul à annoncer. Comment dès lors les musulmans pourraient-ils ne pas désirer qu’il en soit ainsi, s’ils veulent qu’au dernierjour la parole d’Allah ne soit pas prise en défaut ? N’est-ce pas ce que veulent les savants musulmans qui aujourd’hui lapident femmes et fillettes enterrées ?
  3. Mais encore, et plus tristement, le discours de Tahar Ben Jelloun occulte le fait que le christianisme avait déjà contesté toute inhumanité de quelque coutume ou loi que ce soit. Qu’est-ce que l’islam pourrait bien avoir apporté en termes de justice ou d’amour que Jésus n’aurait pas déjà apporté ? Qui peut venir APRÈS le Christ sinon l’Antichrist ? L’islam venant APRÈS le Christ ne vient que pour nier l’œuvre du Christ en se substituant à Lui dans Son œuvre propre de Sauveur, comme on le voit dans cette pseudo-révélation historique du caractère libérateur de Mahomet. Il est clair qu’en Arabie où existaient de nombreux évêchés AVANT la venue de l’islam, les chrétiens, arabes ou non, n’enterraient pas vivantes la gente féminine, que Jésus avait enseigné à aimer (Jn 8.1-11), alors que les traditions musulmanes rapportent tout le contraire au sujet de Mahomet : « L’apôtre d’Allah a dit : « Ô Unais ! Va voir la femme de cet homme et si elle confesse l’adultère, alors lapide-la à mort . (Récit de Zaïd ibn Khalid et Abu Huraira, Bukhari 38.508)» ; « L’envoyé d’Allah a dit : « Quand un homme célibataire commet l’adultère avec une femme célibataire, ils recevront cent coups de fouet et seront bannis un an. Dans le cas où ils sont mariés, ils recevront cent coups de fouet et seront lapidés à mort. (Récit de Ubada ibn as-Samit, Muslim 17.4191) » ; « La lapidation est un devoir envoyé par le livre d’Allah pour les hommes et les femmes mariés qui ont commis l’adultère si la preuve est établie, s’il y a grossesse ou aveu. (Récit d’Abdullah ibn Abbas, Muslim 17.4194) »… S’il est très fréquent qu’un tribunal islamique condamne aujourd’hui à la prison et jusqu’à deux cents coups de fouet une femme, voire une enfant, ayant eu le malheur d’être violée [1] , n’est-ce pas grâce à la révélation apportée par Mahomet ?! Comment dès lors peut-on oser louer l’islam et ce jusque dans une revue catholique ?!!

Bref, dans cette revue destinée à soutenir la mission éducative des parents d’élèves catholiques, le plus désolant n’est pas tant qu’un musulman chante les louanges de l’islam, mais qu’il le fasse sans qu’aucune contradiction ne lui soit apportée. Où est donc dans cette revue le souci évangélique et missionnaire qui devrait habiter tout catholique et a fortiori ceux qui ont une mission d’enseignement ? Sauf erreur de ma part, pas une seule fois en ces 84 pages, Dieu, ni même Jésus, ne sont nommés, ni même seulement évoqués, pas plus dans l’éditorial qui écrit Église avec un « e » minuscule, que dans ce qui se voudrait « le billet spirituel » du père François Boëdec, jésuite et président du Centre Sèvres de Paris, habillé en civil comme il se doit (canon 284), où il n’est question que d’épanouissement humain… Qu’est-ce que le lecteur lambda, à la foi qu’une catéchèse anémiée durant des décennies s’est ingénié à rendre inconsistante, trouve donc en ouvrant ce journal ? L’apologie de l’islam ! Pourquoi ne deviendrait-il pas alors musulman, puisque l’islam « c’est pas ça », et que l’Église en fait elle-même la publicité ? Il est si vrai que celui qui n’amasse pas avec le Christ, disperse (Mt 12.30), que cette livraison du mois de décembre non seulement ne dit pas un seul mot de Noël, mais annonce que « Quand Mahomet arrive, c’est une libération . » ! Allons-nous binetôt fêter la naissance de Mahomet ?

Avant que le Christ ne finisse de vomir tous les tièdes (Ap 3.16), j’invite les familles à mettre la prière familiale quotidienne [4] à l’honneur, avec le bénédicité, le chapelet, et l’Angélus que le Pape Callixte III a demandé de prier en 1456, c’est à dire après la prise de Constantinople par les Turcs, pour demander à Dieu « la conversion des musulmans et la paix. Par la prière, les familles peuvent tout obtenir : « Si deux ou trois unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera donné. (Mt 18.19-20) ». Qu’elles prient notamment pour que Dieu envoie des ouvriers à Sa moisson, et pour la fidélité de ceux-ci. Et enfin, mettant Dieu au centre de leur vie et de leurs relations, qu’elles témoignent de Son amour par des actions charitables que l’Esprit ne manquera pas de leur inspirer. Je les bénis, elles qui sont aux avant-postes de la nouvelle évangélisation, signes et instruments de l’Amour qui donne la vie, pour le temps et l’éternité. Amen.