Immigration : un évêque californien soutient Trump

La politique de Donald Trump sur l’immigration est plutôt mal vue de la hiérarchie épiscopale aux États-Unis. Les évêques des États frontaliers avec le Mexique sont opposés à sa volonté de mieux contrôler l’immigration en provenance du pays voisin, et beaucoup d’autres évêques ont critiqué ce qu’on a appelé, à tort, son “Muslim Ban” . Il s’est pourtant trouvé un évêque catholique aux États-Unis pour soutenir Trump sur ces questions, et c’est un évêque californien…

Mgr Bawai (Ashur) Soro est né à Kirkuk (Irak) en 1954. Il a d’abord appartenu à l’ Église apostolique assyrienne d’Orient – née du refus des conclusions du Concile d’Éphèse de 431 –, dont il devint évêque pour le diocèse de la Californie occidentale en 1984. En mai 2008, avec un millier de familles de son diocèse, il rallia l’Église catholique et fut reçu dans l’éparchie de San Diego (Californie) de l’ Église chaldéenne Saint-Pierre-Apôtre dont il est devenu l’ordinaire en 2014.

Le site étatsunien Catholic Culture a publié, hier 21 février, un intéressant article. En voici la traduction.

En déclarant : « Je ne suis pas contre les réfugiés puisque j’en suis un moi-même », un évêque catholique chaldéen, dont le ministère est en Californie, a défendu l’interdiction temporaire du Président Trump d’accès au territoire à sept pays majoritairement musulmans. L’évêque Bawai Soro qui est arrivé aux États-Unis comme réfugié d’Irak en 1973, a publié une libre opinion dans un journal de San Diego, où il déclare que « les événements du 11 septembre 2011 ont illustré combien le terrorisme radical islamique était un des danger évident et actuel que l’Amérique affronte. M. Trump n’a pas besoin de s’excuser auprès de quiconque de sa doctrine sur l’immigration pour la bonne raison que venir en Amérique n’est pas un droit mais un privilège, un privilège qui s’obtient en attendant son tour, quel que soit le temps que cela prend. Si l’acte terroriste du 11 Septembre avait été commis par des Chinois, l’interdiction aurait valu pour la Chine ; si cela avait été des Sud-américains, l’interdiction aurait été faite pour les pays d’Amérique du Sud ; et encore, si cela avait été la fait d’Africains venant d’Afrique, l’interdiction aurait valu pour les pays d’Afrique. Mais c’est un fait établi que depuis le milieu des années 1990 à peu près tous les terroristes sont des djihadistes radicaux musulmans provenant du Moyen-Orient ».

L’évêque peut s’attendre à ce que les “ligues de vertu” étatsunienne lui tombent dessus…