Ouverture de la cause de Marie-Noël

Vendredi 31 mars 2017 se sont achevés les travaux de l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France (CEF) réunie depuis le mardi 28 mars à Lourdes.

Les évêques ont pris par vote plusieurs décisions, dont l’ouverture de la cause, en vue d’une éventuelle béatification, de Marie-Mélanie Rouget (en poésie Marie-Noël).

Voici la Berceuse de la Mère-Dieu :

Mon Dieu, qui dormez, faible entre mes bras, Mon enfant tout chaud sur mon coeur qui bat, J’adore en mes mains et berce étonnée, La merveille, ô Dieu, que m’avez donnée.

De fils, ô mon Dieu, je n’en avais pas. Vierge que je suis, en cet humble état, Quelle joie en fleur de moi serait née ? Mais vous, Tout-Puissant, me l’avez donnée.

Que rendrais-je à vous, moi sur qui tomba Votre grâce ? ô Dieu, je souris tout bas Car j’avais aussi, petite et bornée, J’avais une grâce et vous l’ai donnée.

De bouche, ô mon Dieu, vous n’en aviez pas Pour parler aux gens perdus d’ici-bas… Ta bouche de lait vers mon sein tournée, O mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De main, ô mon Dieu, vous n’en aviez pas Pour guérir du doigt leurs pauvres corps las… Ta main, bouton clos, rose encore gênée, O mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De chair, ô mon Dieu, vous n’en aviez pas Pour rompre avec eux le pain du repas… Ta chair au printemps de moi façonnée, O mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De mort, ô mon Dieu, vous n’en aviez pas Pour sauver le monde… O douleur ! là-bas, Ta mort d’homme, un soir, noir, abandonnée, Mon petit, c’est moi qui te l’ai donnée.