Le Motu Proprio à Saint Germain en Laye

Nous avons déjà évoqué la demande d’application du Motu Proprio à Saint Germain en Laye. Avec les travaux de l’église Saint-Louis du Port-Marly, la communauté de la Chapellenie Notre-Dame de France desservie par l’Institut du Christ Roi a été ‘expatriée’ pendant 8 mois à Saint-Germain en Laye… alors même que le diocèse s’évertuait à dire depuis des années qu’il n’y a pas d’église disponible pour une nouvelle célébration dans la forme extraordinaire dans cette partie du diocèse (qui serait complémentaire à Port-Marly), mais il trouve quand même une solution !! Alors que la communauté de Port-Marly reprend ses murs ces jours-ci, on pouvait penser que la paroisse de Saint-Germain en Laye allait reprendre les siens et retrouver ses horaires de messes paroissiales… Mais la paroisse indique que Mgr Aumônier va confier la chapelle des Franciscaines aux Gréco-catholiques (ce qui en soit est une bonne chose)… Il s’agit d’une énième pirouette du diocèse pour éviter de répondre à cette demande. Comme ailleurs dans le diocèse de Versailles, les paroissiens de la forme extraordinaire pourront continuer à être assis par terre !

Voir la dernière lettre de Paix Liturgique (609)

QUELLE PLACE POUR LA FORME EXTRAORDINAIRE À SAINT-GERMAIN-EN-LAYE ? UNE PROPOSITION TOUTE SIMPLE « Notre évêque a décidé de confier, dès la rentrée prochaine, la chapelle des Franciscaines à l’Éparchie gréco-catholique ukrainienne. Communauté catholique de rite byzantin, humble, modeste, pauvre et martyre, elle est très fervente et constituée, en France, de gens ayant souvent fuit la crise et la persécution en Ukraine. Prêter la chapelle est un acte de générosité, les structures de l’éparchie ne suffisant plus, en effet, à accueillir tous les réfugiés sur Paris. D’autre part, cette Église joue un rôle majeur dans la réconciliation entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe. Les accueillir est donc une contribution importante à l’œcuménisme et à la connaissance d’autres frères catholiques. » (Extrait du bulletin paroissial de Saint-Germain-en-Laye, 18 juin 2017) « On a continuellement l’impression qu’aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l’Église n’ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l’unité. » Benoît XVI, lettre aux évêques accompagnant la publication du motu proprio Summorum Pontificum (7 juillet 2007) I – BREF EXPOSÉ DES FAITS LA DEMANDE DE MESSE EXTRAORDINAIRE À SAINT-GERMAIN APPAREMMENT ÉLUDÉE Ce dimanche 3 septembre 2017, les fidèles de Saint-Germain attachés à la forme extraordinaire de la Messe assisteront pour la dernière fois à la messe en la chapelle des Franciscaines de Saint-Germain-en-Laye, l’avancement des travaux en l’église Saint-Louis permettant à la communauté de Port-Marly de retourner dans son église dès le 10 septembre. Au bout de 25 années d’attente (1), la demande de célébration du missel tridentin régulièrement renouvelée par des familles locales a donc été providentiellement satisfaite pendant près de 9 mois, dans un climat de paix et de coopération excellemment illustré par le succès de la procession de la Fête-Dieu, le 18 juin dernier (voir notre lettre 599 [ 1 ]). Toutefois, il semble encore une fois que les fidèles traditionnels de Saint-Germain se retrouvent abandonnés, laissés en marge de la vie paroissiale de Saint-Germain. C’est du moins le sentiment qu’ils nous ont exprimé en apprenant l’affectation, sur décision épiscopale, de la chapelle des Franciscaines à une nouvelle communauté alors qu’ils espéraient une réponse favorable du curé à leur demande de voir la célébration de la forme extraordinaire se poursuivre. LA QUESTION QUI SE POSE AUJOURD’HUI EST DONC DE SAVOIR CE QUE DEVIENDRONT LES FAMILLES DE SAINT-GERMAIN QUI DÉSIRENT VIVRE LEUR FOI AU RYTHME DE LA LITURGIE TRADITIONNELLE ? Ces 9 mois ne seront-ils en définitive qu’une parenthèse miséricordieuse dans leur vie ou bien le prélude à la satisfaction de leur légitime aspiration, à savoir bénéficier de la forme extraordinaire dans leur paroisse ? Rappelons qu’il y a 10 ans, en septembre 2007, soixante familles de Saint-Germain avaient demandé, en vain, l’application du motu proprio au curé de l’époque. Une demande constamment renouvelée depuis, et notamment, pour la dernière fois, en juin 2017. (1) La première demande de célébration à Saint-Germain remonte à l’époque où le Père Pottier, alors Vicaire général du diocèse de Versailles, essayait de résoudre la demande des 30 familles de fidèles « de Port-Marly » qui n’étaient pas de Port-Marly mais… de Saint-Germain-en Laye ! C’était il y a maintenant 25 ans…