Rome – Conférences pour le dixième anniversaire de Summorum Pontificum

Pour le dixième anniversaire du Motu Proprio Summorum Pontificum , plusieurs conférences étaient prévues à l’ Angelicum , à Rome. On notera ainsi l’intervention du cardinal Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui a salué le rôle de la forme extraordinaire du rite romain. Il a estimé que l’ancienne liturgie « continuera à rajeunir l’Église » . Des propos encourageants, notamment en ce jour anniversaire de l’application des dispositions du Motu Proprio .

Mgr Pozzo , secrétaire de la commission pontificale Ecclesia Dei , a estimé que la forme extraordinaire permettait de regarder l’avenir avec espoir: elle peut grandement enrichir le nouveau rite. Elle constitue une antidote à « la créativité arbitraire » .

Plus généralement, il fallait noter le ton peu polémique et confiant des interventions, loin des polémiques mesquines et des regards moqueurs dont sont capables certains journalistes devenus subitement ultramontains. Ainsi, n’avons-nous pas lu des propositions délirantes visant à ne plus ordonner les prêtres qui auraient des problèmes avec le nouveau rite ou à interdire aux parents de suivre l’ancien rite avec leurs enfants ? Bref, la rigidité pourtant dénoncée… À l’ Angelicum , on était loin de ces accusations, de ces polémiques stériles et de ces suspicions: on respire la sérénité qu’irrigue l’ Usus antiquior .

Quant au cardinal Sarah , il s’est livré à un fervent plaidoyer pour les fidèles attachés à la forme extraordinaire « ne sont pas des catholiques de second rang », « personne ne pourra confisquer cela ! »

Oui: la messe traditionnelle a de l’avenir et ne cesser de progresser, non seulement quantitativement, mais aussi dans l’intérêt qu’elle suscite auprès des jeunes prêtres. Après tout, l’avenir, c’est eux !