Mgr Didier Berthet réorganise son diocèse

Un an après son arrivée, Mgr Didier Berthet prend en main le diocèse de Saint-Dié. Nommé vicaire général, l’abbé Denis Béligné, 52 ans , est désormais son bras droit. Les deux vicaires généraux l’abbé Pierre-Jean Duménil et l’abbé Claude Durupt sont donc remplacés. Autres nominations ;

Mgr Berthet a publié une lettre pastorale intitulée « Pour une vivante espérance » :

« Cette première année a été très riche avec une découverte très instructive du diocèse, du département et d’un territoire passionnant. Je me sens choisi par la communauté. Des habitants attachants et des prêtres très investis et très fraternels. L’idée est de communiquer à cette terre de l’espérance. La société en a besoin ».

« A Nanterre d’où je viens, la culture est de nommer les prêtres pour un mandat précis avec une mission et une durée. Je le mets en place dans les Vosges en profitant de départs en retraite. Le mandat donne une direction et fixe des moments de rencontre avec les prêtres tous les trois ans pour évoquer leur situation, leurs envies, leurs motivations, l’avenir et la vie d’une communauté. Le changement de paroisse permet aussi à un prêtre de se renouveler et à la communauté de découvrir autre chose. C’est un mouvement normal dans une communauté de vie qui existe dans d’autres secteurs. Avec un objectif, trouver le bon équilibre ».

Sans réduire le nombre de paroisses (46), cette réorganisation tient compte de la pénurie de prêtres et l’absence de nouveaux ordonnés depuis 14 ans.

« Il faut se responsabiliser et continuer d’appeler de jeunes Vosgiens à être prêtre. L’église connaît une contraction et est dans une situation modeste. Nous devons faire preuve d’audace pour nous moderniser et être présent dans la société et l’avenir que nous propose Dieu. L’église doit faire preuve d’humilité mais être créative et trouver de nouveaux chemins pour vivre la vie chrétienne, être en phase avec les gens et proposer la foi dans un monde qui change ».

À l’heure d’un taux de catéchisation qui chute, d’un nombre de baptisés adultes restreint (11 en 2017), il veut une église vivante.