L’éditorial du P. Pierre-Yves Pecqueux
Le Secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France :
Nous sortons de la célébration des Saints Innocents. Entre Noël et Nouvel An ; comment ne pas faire le lien avec l’Angélus de Noël du pape François sur la souffrance des enfants dans le monde, et particulièrement au Moyen-Orient et en Afrique Centrale et son message de Paix du 1 er janvier avec cette situation décrite dans l’Evangile de Matthieu dans la fuite en Egypte, mais aussi son appel à un autre regard et d’autres engagements pour les migrants.
Les réalités ne changent guère, l’exil en Egypte et les déplacements pour la survie sont toujours d’actualité. Des enfants, des jeunes se trouvent jetés sur les routes en recherche de protection et d’un avenir meilleur. Nous les appelons migrants, réfugiés ou exilés parfois avec peur, au moment où le Saint-Père nous invite à les regarder avec confiance dans leur appartenance à l’unique famille humaine.
A la veille du passage à l’An neuf, l’Eglise célébrera la Sainte Famille de Jésus – Marie – Joseph. Une fois de plus, tout est lié, l’hier et l’aujourd’hui de Dieu ; tant le regard que nous portons sur nos familles mais aussi celui que nous avons sur l’étranger, le réfugié, le migrant dans sa solitude ou son dénuement…
Un équilibre sera-t-il offert à chacun pour « grandir, se fortifier en sagesse et en grâce » à la façon de Jésus (Lc 2, 40). Le pape François nous offre un chemin dont il nous faut inventer les actions à travers 4 verbes : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer. Voilà un programme qui peut remuer nos cœurs, nourrir nos vœux et prendre les risques de la contagion comme l’écrit Paul aux Ephésiens (2, 19) « Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens de passages, vous êtes membres de la famille de Dieu ». De beaux projets à mettre en œuvre, meilleurs vœux !
