Le MRJC s’attend à une baisse de sa subvention

A défaut de sa suppression… C’est ce que nous apprend une dépêche de l’AFP, qui revient sur le scandale :

« […] L’affaire aurait pu en rester là, d’autant que le MRJC a rapidement biffé de son texte le passage le plus contesté. Mais la polémique, relayée par des sites d’information catholiques, a prospéré sur les réseaux sociaux. Un mouvement réputé en perte d’influence et ne respectant pas un « principe non-négociable » comme la « défense de la vie » peut-il continuer à percevoir 570.000 euros par an (en 2016) de la CEF et des diocèses, s’est-on interrogé à droite? Non à « un procès stalinien » contre « un rassemblement de jeunes, honnête successeur de la Jeunesse agricole chrétienne » (JAC), a-t-on répliqué à gauche, dans les colonnes de Témoignage chrétien. […]

Aujourd’hui, le MRJC, qui emploie une cinquantaine de permanents et touche 7.000 jeunes de 13 à 30 ans chaque année par ses actions (sur l’écologie, la ruralité, l’emploi…), veut aller de l’avant. Et réduire « la distance qui a pu se créer avec certains évêques au fil des années ». Ce mouvement d’éducation populaire presque deux fois plus subventionné par les pouvoirs publics que par l’Eglise s’assume-t-il encore en mouvement catholique? « Notre identité chrétienne est claire jusque dans notre nom, et on la porte avec fierté et joie », assure Hugues Boiteux , secrétaire national du MRJC. Pour Jean-Louis Schlegel , l’Eglise aurait tort de se priver d’une telle association, à l’heure de « la désertification rurale » et du « recul des paroisses » de campagne. Ce rappel à l’ordre, inédit, selon lui, depuis une « purge » de la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC) en 1964-1965, pourrait avoir des conséquences financières.

« Nous nous attendons à une baisse de notre subventionnement. Ce qui ne nous empêchera pas de faire vivre notre vision de la société et de l’Evangile sur les territoires ruraux », veut croire Hugues Boiteux. »