Accompagnement des homosexuels : « Les réunions seront reprogrammées »

En marge d’une conférence de presse sur la nouvelle campagne sur le denier de l’Eglise, l’évêque du diocèse de Bayonne-Lescar-Oloron Mgr Aillet est revenu sur les récentes réunions qui étaient prévues les 7 et 8 mars à Bayonne et Pau avec l’association Courage, qui accompagne les personnes homosexuelles. Réunions qui avaient été finalement annulées sous la pression des lobbies LGBT, hostiles à toute liberté des personnes homosexuelles : comme une secte, elle refuse que des personnes ayant des tendances contre-nature corrigent leur comportement, notamment par la chasteté. Mgr Aillet justifie le report de ces conférences :

« On ne voulait pas exposer les personnes et familles qui pouvaient être légitimement intéressées par ces rencontres à un tapage qui aurait été perturbant. C’est pourquoi on n’a pas voulu aller vers une espèce d’affrontement qui n’a aucun intérêt. Surtout que c’est monté sur de vrais malentendus, de vraies méprises ».

« Il y une liberté d’expression qui est un droit fondamental en France. L’Eglise, en régime de laïcité, a l’exclusivité de l’organisation de sa pastorale. Elle a le droit de faire des propositions à qui veut, sans imposer rien à personne. Et certainement sans poser des jugements de discrimination vis-à-vis d’autres personnes. »

Il était « difficile d’exposer les personnes qui voulaient tranquillement prendre des informations d’un mouvement qui apporte des aides, mouvement qui est composé par des personnes concernées et qui avait un témoignage à apporter, dans une très grande liberté. Je ne comprends pas pourquoi l’Eglise est entravée là, de manière assez agressive, surréaliste, et dans un déni de liberté d’expression et de démocratie, qui est assez étonnant ».

L’évêque précise que le mouvement Courage en France est différent du mouvement né aux Etats-Unis,

« une association née dans différents diocèses – elle existe notamment à Paris, Lyon, Toulon – et il se trouve qu’il y a un prêtre qui est l’accompagnateur spirituel de ce mouvement et qui a été invité par la pastorale familiale à présenter leurs propositions pour les personnes concernées ».

Ces rencontres seront reprogrammées, « d’une autre manière sans doute ».