Le mystère de la vie

De Monseigneur Jacques Habert , évêque de Séez :

Nous sommes entrés en janvier dernier dans le grand débat national des « états généraux de la bioéthique ». Le président de la République leur a donné un titre qui en dit tout l’enjeu : « Quelle société voulons-nous ?»

Nous, chrétiens, participons à ces débats, nous voulons le faire comme des serviteurs. Des serviteurs émerveillés de ce que la science et la médecine ont pu réaliser ces dernières années pour soigner, guérir, soulager. Mais aussi des serviteurs inquiets face à des dérives possibles : PMA, GPA, euthanasie, manipulations en tout genre…

Oui, la question est bien posée : Quelle société voulons-nous ? Celle où règneront la technique, la rentabilité, la performance ou celle où règneront l’accueil, le respect, et l’émerveillement ?

Le fondement de nos prises de parole s’enracine dans la fête de Pâques que nous célébrons en ce temps de l’année. Cette fête nous remet en effet devant le grand mystère de la vie. Nous croyons en cette vie qui nous vient de Dieu, cette vie souvent abimée et malmenée. Le Christ dans sa passion, dans son procès et sur la croix, a lui-même éprouvé toutes ces souffrances. Dans le mystère de sa Résurrection, il nous donne de contempler la vie nouvelle. Pour nous chrétiens, Dieu nous confie la vie, il nous demande d’en prendre soin, il nous dit en ce jour de Pâques : « N’ayez pas peur ! »

Bonnes fêtes de Pâques, dans un grand désir de goûter la beauté de la vie et de s’engager à la protéger.