Une curieuse nomination au Vatican…
Mgr Arrieta, secrétaire du Conseil pontifical pour les Textes législatifs depuis 2007, aurait dû logiquement succéder au cardinal Francesco Coccopalmerio à la présidence de ce Conseil, et non moins logiquement accéder dans les temps qui viennent à la pourpre cardinalice.
Juan Ignacio Arrieta, de l’Opus Dei, ancien doyen de la Faculté de Droit canonique de l’Université Santa Croce, à Rome, auteur de nombreux ouvrages, ayant siégé dans divers tribunaux, est aujourd’hui reconnu comme l’un des juristes romains les plus compétents. Il est en outre proche de la sensibilité traditionnelle : il a, à plusieurs reprises, célébré des ordinations dans le rite traditionnel, a été missionné pour une visite au séminaire d’Écône et a joué un grand rôle dans la préparation du statut de prélature personnelle proposé à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. J. I. Arrieta était en outre un des espoirs de la Prélature de l’Opus Dei. Mais celle-ci, contrairement à ce qu’elle laisse entendre, est globalement très mal considérée par le Pape Bergoglio.
En juin dernier, avait été dévoilée une lamentable affaire concernant les milieux gays de la Curie : Mgr Luigi Capozzi, du diocèse de Palestrina, secrétaire du cardinal Coccopalmerio, a été arrêté en flagrant délit, lors d’une opération éclair de la gendarmerie vaticane qui était “tombée” sur une orgie homosexuelle dans le Palais du Saint-Office. Devant l’ampleur du scandale, Coccopalmerio aurait dû démissionner et être remplacé par Arrieta. Mais, soutien fervent du pape François, il est cependant resté en poste jusqu’à ses 80 ans.
Étrangement, le 11 novembre dernier, Mgr Filippo Iannone, religieux carme, homme du sérail, dont la carrière a été propulsée par l’ancien Vicaire de Rome, le cardinal Agostino Vallini, dont il avait été l’adjoint comme vice-régent du diocèse, a été nommé secrétaire adjoint de ce Conseil. On se perdait en conjectures sur le motif de cette étrange nomination qui doublait Arrieta d’un inutile adjoint.
L’explication vient de tomber : il s’agissait de préparer la nomination de Filippo Iannone à la présidence du Conseil, et de bloquer par la même occasion l’ascension de Juan Ignacio Arrieta…
