Retraite mondiale pour les prêtres à Ars
Le Sanctuaire d’Ars organise du 24 au 29 Septembre 2018 une retraite mondiale pour les prêtres. Cette retraite sera prêchée par Enzo Bianchi . C’est une très mauvaise nouvelle.
Icône du catholicisme progressiste, opposant acharné à la libéralisation de la messe tridentine par le pape Benoît XVI , fondateur de la communauté de Bose (communauté interconfessionnelle d’hommes et de femmes réunis pour vivre l’Évangile dans le célibat et la vie commune), Enzo Bianchi oeuvre pour l’unité des Chrétiens dans un oecuménisme radical… Ce moine, ami du Pape François , viendra prêcher à Ars sur le thème « le feu de l’Evangile ». Au cours de cette retraite, de nombreuses questions seront abordées telles que « Comment être de bons pasteurs en cette époque de mutation considérable ? Comment assumer ce ministère aujourd’hui ? Comment accompagner les fidèles laïcs ? Comment se nourrir de la Parole et de l’Eucharistie ? »…
Enzo Bianchi est peu connu en France (même si c’est un auteur très prolixe dont les ouvrages sont traduits par les éditions du CERF), mais il l’est beaucoup en Italie, où il est un invité récurrent des plateaux télé et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’une personnalité très contestée. Enzo Bianchi était dans le collimateur d’un théologien du Latran qui l’accusait de professer un « humanisme athée ».
Enzo Bianchi se présente comme le prieur de la communauté de Bose, que les catholiques considèrent comme un nouvel ordre monastique mais qui ne l’est pas canoniquement parce qu’elle ne respecte pas les lois de l’Eglise sur la vie religieuse commune. Les fidèles le considèrent également comme un maître en spiritualité, mais dans ses écrits, l’Evangile n’est pas la Parole de Dieu conservée et interprétée par l’Eglise, mais seulement un moyen rhétorique pour sa vision d’un humanisme nominalement chrétien mais substantiellement athée. Dans un article de Bianchi, Jésus est présenté comme une « créature » symbole de l’éthique sociale. Puis un autre article loue le théologien Hans Küng et accusant le Vatican d’avoir manqué « une occasion importante » de dialogue en lui retirant sa charge de professeur de théologie. Plus récemment, Bianchi écrivit que la résurrection est « un symbole, le symbole de l’amour qui gagne contre la mort ».
Alors pourquoi l’inviter à Ars ?
L’actuel recteur du sanctuaire a vidé la paroisse. Il ne conçoit l’Eglise qu’horizontale, a mis à mal la vie sacramentelle et se veut le chantre de l’ »interreligieux » le plus insipide. Depuis 4 ans que le Père Chocholski est arrivé, les paroissiens se sont fait traiter de pharisiens et, sous couvert du Pape François (largement instrumentalisé), de nombreuses initiatives tout à fait en dehors des normes de l’Eglise catholique ont été organisées. L’évêque, informé par plusieurs personnes, n’est pas d’accord avec ce recteur, mais ne fait rien, par faiblesse ou pour une autre raison. Le Père Chocholski présente des traits narcissiques certains et qui, par une absence de charité pastorale envers ceux et celles qui lui résistent, a donc vidé sa paroisse. Sur le plan de la foi, son discours est plus que contestable. Les paroissiens sont en grande souffrance et se sont réfugiés dans les paroisses alentour.
